28 avril 2009
Actualités...
63.000 chômeurs de plus en mars. Une absence de mesures gouvernementale patente. Une situation sociale assez dramatique. Et de quoi parlent les journaux ? D'une grippe porcine aussi anecdotique que la grippe aviaire et de la couleur de la robe de Carla en Espagne.
Agitons le foulard à droite pour pas que les gens regardent à gauche...
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09 avril 2009
6.24 %
La loi sur le téléchargement illégal a été rejetée par l'Assemblée Nationale. C'est une info qui est tombée y'a pas très longtemps et je ne doute pas qu'on vous la transmette dans tout bon JT qui se respecte. Mais alors, vous me direz, d'où vient ce courroux, cet émoi qui me pousse à écrire une note ici, moi qui ne vient plus que par intermittences pour quatre lecteurs qui se sont sans doute égarés dans une recherche Google sur Lorie ou le PSG ?
Non, ma colère ne vient pas de la non-adoption du projet en lui-même. Au contraire, même, aurais-je envie de dire. Non pas que je préfère l'ancien système qui consistait à envoyer en prison un mec qui téléchargeait illégalement le caca musical staracadémicien que produit Pascal Nègre, attention, hein ! Faire de la prévention plutôt que de la répression, ce n'était pas idiot sur le principe. Les mails puis les courriers d'avertissement avant une suspension de ligne. Entre temps, bon, une commission avait rétabli la double peine, celle qui consistait à continuer de faire payer son abonnement au contrevenant. Moyen mais bon, une sorte d'amende, en quelque sorte.
En fait, mon émoi vient d'un chiffre. 36. Comme le nombre de députés qui ont participé au vote sur cette loi. 36 sur 577. 6.24 %, donc. Affligeant. Rappelons que pour représenter le peuple, chaque député perçoit un traitement d'environ 5.200€ net sans compter les nombreux avantages, en particulier celui de la double cotisation. Kesako ? C'est-à-dire que vous, pauvres mortels insignifiants, quand vous travaillez une année, vous cotisez pour la retraite à hauteur d'une année. Normal. Les députés, non. Eux, ils bossent (enfin, ils bossent...) un an, ils en cotisent deux.
Je trouve donc relativement navrant de voir 577 clampins élus, grassement payés et ne pas faire leur boulot. Passer devant les caméras, attaquer l'un ou l'autre parce qu'il a dit un truc ou parce qu'il porte une cravate beigeasse, là y'a du monde. Les Montebourg, Copé et autre Mariton ou Bianco, on voit bien leur tronche. Pour votre, il n'y a plus personne !! Vous allez me dire "Attends, mon loulou, ils ont beaucoup de boulot, ces gens-là !!" Je vous répondrai d'abord de pas être aussi familier avec moi, non mais, on n'a pas gardé les cochons ensemble !! Ensuite, parlons-en de leur boulot. Pour une majorité, ils sont députés et/ou maire et/ou président ou membre d'un conseil général et/ou régional. Autant de fonctions qu'il n'assument donc que partiellement puisque déjà pris dans d'autres fonctions.
Le non-cumul des mandats est une chimère que l'on a soulevée il y a une quinzaine d'années. Tout le monde sait que c'est la solution afin d'avoir une démocratie fonctionnelle. Pourtant, si un projet de loi est posé, jamais il ne pourra être appliqué. Parce qu'il ne passera pas le vote de l'Assemblée Nationale. Et croyez-moi que pour défendre leurs énormes avantages, les députés seront alors beaucoup plus que 26 dans l'hémicycle pour voter...
14:57 Publié dans Ah ben là, je dis "non !" | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, député, incompétence
24 mars 2009
La lumière après l'accident ?
J'étais parti, là, tout de suite, à l'instant pour vous écrire une note. A chaud, comme ça. J'étais passablement énervé d'entendre deux nanas piailler des futilités de bas étage depuis une demie-heure. Oh ben mon gamin, il a des poux. Oh ben les répulsifs, ça sent mauvais. Oh ben t'as vu, il pleut. Pouah, mais quel intérêt à tout ça ? En fait, tout ça se révèle encore plus depuis quelques jours
Un ami, un vrai, un mec bien a eu un accident de santé. Pas une bricole. Un arrêt cardio-pulmonaire. Coma artificiel pendant plus de 24 heures, réanimation et tout le bazar. Depuis, rassurez-vous, tout va mieux. Un truc insensé, même, d'après les médecins, de se remettre aussi vite d'un truc aussi important. Sauf que, pendant les heures délicates, quand on ne connaît pas la gravité du truc, quand la vie même est en jeu, quand on reste accroché aux nouvelles (forcément trop rarement) lâchées au téléphone par la copine, on ne pense pas aux petits détails de la vie quotidienne. Forcément, il hantait mon esprit à longueur de journée, oscillant entre les pensées positives et les visions pessimistes. J'étais seul à le savoir dans mon entourage professionnel. Pourtant, c'est un ancien collègue. Autour de moi, j'entendais tout ce qui se passait. J'entendais, je n'écoutais pas. Pas besoin. Ah, il fait beau aujourd'hui. Oh, non, encore le téléphone qui sonne. Mais qu'est-ce que j'ai fait de mon stylo ? Ah ben dis donc, t'es pas bavard aujourd'hui.
J'admets que je ne sois pas bavard. Simplement, quand je m'exprime, j'ai la prétention de penser que mes propos apportent quelque chose, même quand il s'agit de déconner ou de parler football. Cet accident malheureux m'a au moins permis de faire la lumière sur l'inutilité de certaines conversations, de certaines personnes. Oh, je sais, ça peut paraître violent au premier abord. Malgré tout, avec ces personnes, parfois, je passe d'excellents moments. Sans doute débranché-je le cerveau à cette occasion, je ne me rends pas compte. Ca m'a également permis de me dire, qu'au fond, je ne dois pas totalement avoir tort sur ma façon d'être et de raisonner. Prétentieux, peut-être, je ne sais pas, à vous de me dire.
11:19 Publié dans Etats d'âme, Sur moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
26 février 2009
Disparition
Le 21 avril 2009, vous verrez.
Le 21 avril 2009, vous me verrez.
Le 21 avril 2009, ce blog n'aura plus de raison d'être.
Le 21 avril 2009, à 20 heures, ce blog disparaîtra.
Définitivement.
12:03 Publié dans De tout et de rien | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
14 avril 2008
Un homme m'a offert un bouquet de fleurs
Il y a quatre ans, il m’avait invité à une de ses fêtes. Chez lui, on appelle ça bodega. A l’époque, je n’avais pas eu de nouvelles de lui depuis près de cinq ans. J’étais donc tellement content que je m’étais précipité à son invitation. Sauf que ce n’était plus pareil. Ce n’est pas que j’ai été déçu. J’ai eu simplement du mal à m’imprégner de cette ambiance différente de celle que je connaissais. Mais avec l’habitude, j’ai fini par apprécier ce son, cette atmosphère. Il avait même ressorti pour une tournée quelques vieilleries réarrangées. Depuis, plus de nouvelles, à quelques apparitions près. Il se faisait désirer. Alors, le 31 mars, pour s’excuser de cette longue absence et de ses beaux dégâts qui m’avaient laissé perplexe, il est revenu avec un bouquet de fleurs. Des roses et des orties.
Alors, j’ai regardé les treize fleurs, l’une après l’autre. Ou plutôt, je les ai écoutées, ces treize nouvelles chansons de Francis Cabrel. Le chanteur nous tend d’abord une rose, jolie ballade avec une guitare hispanisante. Cette rose sert à mieux faire passer les quelques orties que Cabrel envoie aux politiques (Les cardinaux en costume), aux religieux (Le chêne liège) ou à ceux pour qui seul l’apparence compte (Le cygne blanc). On se dit alors que Francis est devenu plus aigri, plus engagé, qu’il n’est plus capable d’écrire de jolies chansons dont il a le secret. C’est alors qu’il sort deux roses dont une très belle chansons humaniste (Des hommes pareils). Il n’oublie également de se faire trois petits plaisirs en adaptant trois chansons anglo-saxonnes. En passant, il aura réfléchi sur l’engagement des artistes (Des gens formidables).
Musicalement, Francis Cabrel se renouvèle tout en réussissant à garder son identité. Après avoir expérimenté les cuivres sur son précédent album, il revient à des choses simples en ajoutant sur une paire de chansons une guitare nylon ou un accordéon qui donnent une sonorité particulière (Elle m’appartient, adapté de Dylan). Inutile de parler des textes, quoi qu’on dise, Francis Cabrel reste une plume merveilleuse. Il réussit à parler de sujets graves sans être direct, violent ou ridicule, toujours en finesse.
Bilan, Des roses et des orties se révèle être un sublime album. Il est difficile de dire s’il s’agit du meilleur album de Cabrel. Samedi soir sur la Terre et Hors-Saison sont également des merveilles. Toutefois, il est indéniable que ce bouquet restera dans les mémoires comme un album majeur de l’artiste. Comme vous avez été sages, je vous offre les dernières secondes de l'album.

09:10 Publié dans Dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



