19 août 2005

Charlie et la Chocolaterie

J'ai adoré ce film. Bon, je ne suis pas très objectif, j'adore Tim Burton, j'adore les choix toujours justes de Johnny Depp, alors le combiné des deux...

On a donc un univers tout à fait burtonesque, haut en couleurs, complètement démesuré. Les décors sont très beaux, très bien réalisés mais après tout, c'est une spécialité de Tim Burton. Là-dedans évoluent cinq gamins, leur parents et Willy Wonka sublimé par Johnny Depp. Les réactions du chef de la chocolaterie sont toujours excellentes. Côté personnages secondaires, rien à redire non plus. Les enfants sont excellents ("Daddy, je VEUX un écureuil !!"), les parents peut-être un peu effacés derrière leur progéniture mais l'ensemble est quand même très bon, en particulier la présentation successive des gamins. Les Oompa-Loompa sont au taquet et les petites chansons imaginées par Roald Dahl sont franchement excellentes et très bien mises en musique. Je ne suis pas sûr que des enfants qui regardent le film puissent comprendre le sens des chansons mais ce n'est qu'un détail. A noter également la participation de Christopher Lee en Dr Wonka. Ceux qui ont lu le livre retrouveront tout à fait l'ambiance même si Tim Burton a un peu appuyé sur le côté burlesque, ce qui ne gâche rien, loin de là.

Bref, "Charlie et la Chocolaterie" est un excellent film que je conseille à tous, petits et grands.

Mon avis : 5 / 5

Commentaires

Faut que j'y aille le voir ce film semaine prochaine.

Écrit par : Le monde perdu de Ben | 20 août 2005

Oui, j'avais beaucoup aimé aussi, très délirant !!!
Willy Wonka Willy Wonka Willy Wonka Willy Wonka Willy Wonka Willy Wonka

Écrit par : Xela | 21 août 2005

Pour la deuxième fois consécutive, Burton effectue un véritable travail d’introspection à travers ses réalisations. Un virage à 360° après la grande déception de « La planète des singes », totalement impersonnel, et une première mise au point avec « Big Fish », qui affirmait le choix de Tim Burton pour un cinéma non réaliste, ancré dans un univers magique et poétique.



Avec « Charlie et la chocolaterie », la suite en quelque sorte de « Big Fish », Tim Burton hurle sa volonté de jouir du plaisir simple, de la satisfaction qui semble ne servir à rien et qui constitue l’essence même de ce qu’est Tim Burton. Le chocolat constitue le symbole de ce plaisir simple.



Tim Burton cherche, réfléchit, regarde son passé, celui de son enfance et de la découverte de ses premiers plaisirs. Plaisir sucré, avec le chocolat et les bonbons, bien sûr, mais également plaisir visuel, avec la découverte d’un cinéma qui l’a émerveillé. Tim Burton suivait la même démarche de partage de ses goûts cinématographiques dans « Ed Wood » ou dans « Mars attacks ». Mais ici, il rajoute une couche. Ses références ? Charlie Chaplin, avec cette maison de travers qui fait immédiatement référence à « La ruée vers l’or ». Les usines et leur travail à la chaîne, images bien connues des « Temps modernes ». Kubrick, et la séquence des singes et du monolithe de « 2001, l’odyssée de l’espace ». Des références lourdes, sorties directement du septième art de légende, et très importantes pour la formation artistique de Tim Burton.



« Charlie et la chocolaterie », une œuvre d’introspection et de recherche de mémoire sur ce qui paraît essentiel au metteur en scène. L’essentiel, comme le monolithe de Kubrick, symbolisant toute la mémoire de l’univers. Et Tim Burton, de remplacer le monolithe par une barre de chocolat ! Quelle audace ! Une barre de chocolat, comme mémoire de l’univers ; et de comprendre alors qui est vraiment Tim Burton. L’artiste honnête avec lui-même, très peu influençable mais à l’écoute, en recherche permanente, en introspection et en perpétuel mouvement.


Tim Burton et sa nostalgie du passé, avec les déceptions qui en découlent. Les enfants d’aujourd’hui, lassés de tout, émerveillés de rien, dans l’oubli total du plaisir simple. A écouter Tim Burton, il faut croire que seule la pauvreté permettrait l’émerveillement, comme unique remède à l’ennui. La télévision insipide a remplacé le cinéma créatif, crime de lèse-majesté ! « Charlie et la chocolaterie » ou la chute de l’empire univers.



Tim Burton et lien familial. La famille réelle d’abord, dans une introspection Freudienne du lien avec le père. Un père frustrateur, puis la rupture avec le lien familial, puis plus rien. « Charlie et la chocolaterie » ou la recherche d’une nouvelle famille. A cet égard, ce film peut être rapproché d’un autre monument du septième art, « Citizen kane » d’Orson Wellles.



La famille fictive ensuite, celle du cinéma bien sûr, avec Chaplin, Kubrick, Welles… Et puis Christopher Lee, qui joue le père de Johnny Depp dans le film, de la même façon que Vincent Price jouait le père dans « Edward aux mains d’argent ». Par ces choix pour les rôles du père, très explicites, Tim Burton fait immédiatement référence au cinéma bis fantastique qu’il a adoré et qui a fait office de seconde famille pour lui.



Selon moi, un film très important dans l’œuvre de Tim Burton, où il réussit à travers l’œuvre d’un autre, Roald Dahl et sa littérature en enfantine, à parler de lui-même. Malgré les défauts habituels de Tim Burton, parfois trop manichéen, répétitif ou explicatif, « Charlie et la chocolaterie » se profile comme une de ses œuvres les plus personnelles. Une œuvre très honnête mais difficile d’accès, tant les références et les symboles sont abondants.

Écrit par : CHRIS | 01 septembre 2005

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