29 janvier 2006

Crime à l'étage

Voici donc le résultat du petit défi que je me suis lancé et que Vetty m'a lancé. Pour mémoire, les conditions et les règles sont données ici. Je suis plutôt content de moi même si je suis bien conscient que ça n'aura pas le Goncourt l'année prochaine. C'était pas le but, juste de me prouver que je pouvais écrire quelque chose de pas trop mal. Après, c'est à vous de juger. Bonne lecture.

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Chapitre 1

Un cri. Curieux radio-réveil pour Marianne qui projetait de faire une grasse matinée. Mais ce cri… Long. Effrayant. Suivi d’un bruit sourd, comme un une masse inerte qui tombe. Elle n’eut même pas le courage de sortir pour voir ce qu’il se passait. Quelques minutes plus tard, elle avait réussi à fermer les yeux quand une main frappa à sa porte.
- Mademoiselle Henriot ? C’est Monsieur Dacq.
Dacq. Gilbert Dacq. Le concierge. Décidément, elle n’aurait pas l’occasion de se rendormir. Tout le monde s’était ligué pour lui casser son repos.
- Oui ? Un instant, j’enfile quelque chose.
- Dépêchez-vous, c'est important.
Sa dernière remarque lui glaça le sang. Important ? Pourquoi ? Elle se pressa d'enfiler un bas de survêtement hors d'âge et un t-shirt rose bonbon flanqué d'une inscription grecque qu'elle avait ramené d'un voyage à Athènes. Elle ouvrit la porte de son appartement et commença à descendre les deux étages qui la séparait de la loge du concierge. Au palier du premier, elle croisa le regard de Lucie.

Lucie était sa meilleure amie. Lucie était jolie. Quand les deux compères traînaient en ville, c'est Lucie que l'on dévisageait, que l'on regardait, sur laquelle on se retournait. Marianne n'avait jamais eu cette chance. Autant elle avait un corps plutôt attirant, autant son visage ne la mettait pas en valeur. Un strabisme prononcé et un nez digne des plus gros mensonges de Pinocchio ne la rendaient pas désirable. Avec Lucie, elle formait donc le couple d'amies type. La jolie et la moins belle. L'une pour rendre l'autre plus jolie, pour la mettre encore plus en valeur. A l'adolescence, Marianne n'avait pas supporté cette différence qu'elle considérait comme une injustice. Elle s'était réfugiée dans les livres. Elle avait fait des études d'histoire médiévale, s'était spécialisée dans le Moyen-Âge en Europe occidentale et était devenue libraire puis bibliothécaire. Elle dirigeait maintenant la petite bibliothèque municipale. Entre temps, elle avait retrouvé Lucie par hasard. Comme au premier jour, elles étaient redevenues amies et inséparables.

Jusqu'à ce jour-là. Le regard de Lucie était terrifié par ce qu’elle venait de voir. Lucie était là, immobile, regardant Marianne. Lucie gisait dans une mare de sang. Son sang. Lucie était morte.


Chapitre 2

Marianne faillit tomber. Le concierge se précipita pour la retenir. Remise sur pieds, elle avait tout de même du mal à réaliser ce qu’elle venait de voir. Assise dans les escaliers, elle entendait mais n’écoutait pas les questions du capitaine de police qui lui faisait face. Son haleine fétide mélange d’alcool et de tabac n’était pas du meilleur goût à 8h30. Elle ne lui répondait pas. 
-
Mademoiselle ? Vous m’entendez ?
Marianne releva tout de même la tête
- C’était qui la victime, pour vous ?
- Ma meilleure amie.
- Vous saviez qu’elle devait passez chez vous, ce matin ?
Marianne hésita. Si Lucie devait passer, elle ne l’aurait pas oublié et se serait réveillée. Peut-être même qu’elle aurait réagi plus vite au cri. Peut-être même que Lucie serait encore en vie à ce moment précis.
- Non, elle ne m’avait pas prévenu.
- Pourtant, c’est marqué sur son agenda, répondit le policier en montrant le carnet bleu marine de Lucie.
L’heure était effectivement entourée de rouge. A côté, toujours en rouge, son prénom, souligné trois fois. En dessous, encore du rouge. Le sang de Lucie.
- Que venait-elle faire ici aujourd’hui ? insista le capitaine
- J’en sais rien, j’étais pas au courant !!

-  Ca devait très urgent, intervint alors le concierge. Je l’ai entendu dire  "Pourvu que ce ne soit pas trop tard…" quand elle est passée devant ma loge. J’étais en train de sortir les poubelles.
- Quelque chose d’urgent qui vous concerne, mademoiselle, vous devez nécessairement savoir de quoi ça retourne, non ?
-  Je vous assure que non, commissaire !

Le policier se retourna, prit son téléphone. Un appel du poste de police, probablement. Il raconta des banalités sur ce qu’il venait de voir, une fille, un couteau type couteau de cuisine, un coup porté au cœur. A la façon dont le capitaine parlait, Marianne sentait que cette affaire ne le motivait pas. Elle avait compris, c’était à elle de trouver l’assassin de son amie. Elle se leva, monta les escaliers quatre à quatre, rentra chez elle et prit un bloc-notes.

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Pour la suite de cette petite histoire, ça se passe ici. Merci à Vetty pour le défi et j'attends de lire ta production.

PS : j'ai mis le lien vers le texte complet en gras et en rouge, j'ai cru comprendre qu'il n'était pas assez visible...

Commentaires

A quand le trois ompatiente elle est...

Écrit par : Vilaine fille!!! | 27 janvier 2006

Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Écrit par : La Quiche | 29 janvier 2006

Que de suspense ! La suite ! vite !

Écrit par : mathilde die wilde | 30 janvier 2006

Merci Mathilde d'être passée. Pour la suite, tu cliques sur "ici" après les petits tirets et ô miracle, le fichier Word avec le texte intégral s'affiche ;-)

Écrit par : Christophe | 30 janvier 2006

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