13 novembre 2006
Le funambule
Tel père, tel fils,
Je perds jamais le fil,
Je suis un calibre
Juste affligé
D'un très léger
Déséquilibre.
Je joue caïd
Sur une corde à vide
La désinvolture
Et vu d'en bas,
Je suis un roi,
J'ai fière allure.
Si j'ai tremblé,
C'est à l'idée
De tomber amoureux.
Imaginez,
Si ça cassait
Le fil en deux...
La vie à deux
Sur une corde à noeuds,
Ca tomberait mal.
Je tiens bien trop
A mon cordon
Ombilical.
Et de fil en aiguille,
Lassées, les filles
Qui n'aiment pas attendre
Au fil du temps
Me disent "va-t'en,
Va te faire pendre."
J'attends déçu,
Sur un fil tendu,
J'attends l'âme soeur.
Pas de veine,
Les fils d'antennes
N'ont pas de coeur.
Mon coeur trop lourd
Au fil des jours,
Des anicroches,
Tout défait,
Comme un lacet
Qui s'effiloche
Au secours, à l'aide,
Sur la corde raide,
Ma vie défile
Mais elle ne tient
Qu'à trois fois rien,
Juste à un fil.
Un soir, c'est marre,
Sur le fil du rasoir,
J'y couperai pas,
Comme un ballot
Tombé du haut
D'un fil de soie.
Je suis,
J'étais,
Je fus funambule.
Et ce jour-là, plus dure sera la...
chuttt....
Paroles et musique : Jean-Marie Léau (2003)
Extrait du conte musical "Sol en Cirque"
21:50 Publié dans Dans mes oreilles, Sur moi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




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