09 juin 2007
Entre Grenade et Alger
Juste un dessin griffonné entre deux couchers de soleil, sur le dos d'un marchand de sable qui croit "qu'on ne la lui fait pas". Juste l'aventure de zigotos qui pensent que le "plic-ploc" d'une larme est plus doux quand il tombe sur le sable, parce que le sable efface tout. Une histoire d'huluberlus qui racontent en grainçant de l'archet ce que serait une journée sabbatique entre Grenade et Alger, dans un pays sans point fixe et sans poings liés. On y joue de la datte et de l'orange, de la dune et des braises, de l'amour et du soupir.
Quand quelqu'un pleure, on lui fait écouter les grains de sable, et si ça ne suffit pas à sécher ses larmes, ça suffit pour le faire danser.
Ce texte n'est pas de moi. Il est tiré du dos de la pochette de l'abum de Jamra qui s'appelle "Sur les routes de l'Orient...". Samedi 9 juin. Début d'après-midi. Forum de Besançon. Borne d'écoute, celle du fond, à gauche. Celle qui m'avait permis de découvrir CeU. Borne divine. A l'écoute, Jamra avec un article de presse à côté. Je mets le casque sur mes oreilles en commençant l'article. Imperceptiblement, une musique se dessine. Un violon (François Requet) et une basse (Sébastien Damien). Puis des percussions (Charles Pavageau). Puis une guitare (Fayçal Salhi). Puis une flûte traversière (Alix Walkowiak). L'accordéon (Elise Kali) rejoint la troupe. L'article décrit la formation du groupe, à l'image de l'intro du premier titre de l'album, les deux demoiselles ayant rejoint le groupe après les 4 garçons. L'article est élogieux. Et on le comprend.
J'aime à écouter des musiques et des artistes que je ne connais pas. Quand je n'aime pas, tant pis, je laisse tomber. Quand ça ne me touche pas, c'est pas grave, on attendra le suivant. Sauf que là, j'ai été embarqué dans un univers magique dont on ne peut ressortir que fasciné. La musique se revendique arabo-andalouse, entre Grenade et Alger, donc. C'est vrai. Au détail près que l'accordéon lui confère cette petite touche de l'univers de Richard Galliano qui rend l'ensemble sublime. Ne cherchez pas de paroles, il n'y en a pas. Et alors, la musique ne véhicule-t-elle pas autant d'émotions et de mots que des paroles ? Quand la musique semble s'essoufler un peu, il n'en est rien et elle reprend de plus belle.
Assurément mon plus gros coup de coeur de ces dernières semaines, loin devant les albums que j'ai pu citer dernièrement. Et en plus, c'est franc-comtois, ma bonne dame !!
23:25 Publié dans Dans mes oreilles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note




Commentaires
2 ans sont passés, et je découvre ce commentaire fort élogieux sur ce groupe ....
juste un petit merci soufflé au creux de l'oreille...
quel plaisir d'avoir fait un peu voyager un inconnu !!!!
alix, flutiste de jamra...
Écrit par : alix | 30 juillet 2009
Écrire un commentaire