13 août 2007

Lettre à ma voisine de table

Chère voisine,

Laisse-moi tout d'abord te présenter. Tu as mangé ce midi avec une collègue à toi à la table voisine de la mienne. Je t'écris cette lettre pour te remercier. En effet, après une note matinale très moyenne, d'un intérêt quelconque voire totalement inutile, tu m'as donné l'inspiration. Oui, j'ose le dire, tu fus, le temps de ce repas, ma muse. Oui, uniquement lors de ce repas parce que plus, c'eût été indécent. En te remerciant une nouvelle fois, laisse-moi maintenant parler de toi à mes lecteurs préférés.

D'abord, tu étais laide. Oh, je sais que je ne suis pas un modèle de statue grecque mais toi, tu étais vraiment laide. Enorme. en plus, tu étais habillée de telle façon que, de toute façon, tu n'étais pas mise en valeur. Un genre de combinaison hors d'âge et marron. Bref, un truc à vomir.

Ensuite, tu étais vulgaire. Tout en fumant comme une poufiasse de base, tu parlais fort pour que tout le monde t'entende. Tout le monde a pu apprendre que les frites que tu as mangées hier au drive étaient trop grasses, que pour compenser, le soir, tu n'as mangé que deux tranches de jambon et une pomme et que demain, tu mangerais à "l'asiat'" (sans doute pour compenser le menu léger de la veille au soir).

Enfin, tu étais malpolie. Déjà, tu fumais à table. C'est insupportable. A certaines occasions, tu jetais un coup d'oeil à ma table pour regarder de quoi traitait l'article que j'étais en train de lire et tu soufflais ta fumée dans ma direction. Je ne supporte pas la fumée de cigarette. Bon, tu ne le savais pas, je le concède. Sauf que, quand je te l'ai gentiment fait remarquer, tu m'a envoyer ch*** et il m'a fallu énormément prendre sur moi pour ne pas t'en coller une. Enfin, tu déjeunais avec un collègue. Je veux bien croire qu'on ne s'entende pas forcément avec tous ses collègues mais là, franchement, ça avait l'air de passer. Sauf que toi, quand ton téléphone a sonné, tu as décroché et tu as tenu la conversation pendant cinq bonnes minutes, laissant ta collègue seule et cherchant à feindre d'entendre la conversation. Sauf que tu beugles, je te le rappelle, c'était donc délicat de ne pas entendre.

J'ai arrêté de penser à toi quand je me suis levé pour aller payer. Et puis, en fait, j'ai repensé à toi quand j'ai vu une femme corpulente dans la galerie marchande. Tu avais gagné, tu m'avais infiltré l'esprit, tu étais devenue ma muse temporaire. J'exorcise la chose maintenant en t'écrivant cette lettre. Et maintenant, je te le dis clairement : ne reviens jamais me hanter, c'est moche !!

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Commentaires

LOL excellent lettre... Le spécimen dont tu nous parles et ce qu'on appel quelqu'un de sans gene... Ce genre de personne n'a rien à foutre des gens autour et nous le fait bien sentir... Un a eu un certain self-control pour ne pas lui en mettre une... A ta place, la main serait partie ^^

Écrit par : Chris | 13 août 2007

J'aime pas les gens comme ça !!! Fumer à table c'est déguelasse, à quoi ça sert de manger si c'est pour ne pas sentir le goût des choses, autant avaler des pilules qui enlèvent la sensation de faim et puis on se maitrise quand on déjeune avec du monde autour, on n'est pas chez mémére non mais !
Bravo franchement bravo, moi je me serais peut etre pas aussi bien controler :)

Écrit par : Râleuse | 13 août 2007

Tu devrais fumer, ça te détendrais :-D

Plus sérieusement, moi aussi, il n'y a guère que les gens aussi irrespectueux qui puissent me rendre irrespectueux ;-)

Écrit par : Frenchmat | 13 août 2007

@ Chris, Râleuse : ouais mais lieu public, un peu de monde, ça se trouve, c'est moi qui me serais retrouvé avec le mauvais rôle !!

@ FM : on me l'a déjà dit ! Mais je ne supporte pas ça. En tout cas, je constate que je ne suis pas le seul à m'énerver face à ce genre de comportement !

Écrit par : Christophe | 13 août 2007

Je vais en griller une, tu viens ?

Écrit par : éliiiiiiiise | 14 août 2007

génial j'adore !

Écrit par : canicule | 16 août 2007

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