21 septembre 2007

J'avais l'air con

Remarque préliminaire: Quand vous aurez lu toute la note, vous vous direz sans doute que le titre est mal choisi par rapport à un tel moment. Mais, quand je l'ai trouvé, il m'a plu et je l'ai gardé. En effet, parce que...

Oui, j'avais l'air con, hier soir sur les coups de 22h30 et des poussières. Si, je vous assure, mettez-vous dans la peau d'un passant, dans les rues du centre-ville de Besançon qui croise un autre passant (moi, en l'ocurrence, essayez de suivre un peu, s'il vous plaît), un sourire limite niais aux lèvres et une démarche pas franchement alerte. Forcément, vous, vous vous moquez, gentiment, sous votre barbe. "Regarde-moi ce crétin avec son sourire à la con, limite il doit être bourré."

Que nenni, j'étais heureux. Sur mon petit nuage. Comme après un de ces moments merveilleux dont on regrette qu'il se termine. Évidemment, tout ça, grâce à une femme. Évidemment. Cette femme, c'est Mayra Andrade. Chanteuse de son état, cap-verdienne de sa nationalité, merveilleuse et divine de ses qualités. cb6bd49ad804179361e58e7ac2eabdd8.jpgElle était ce soir à Besançon dans le cadre du festival de musique de Franche-Comté afin de nous faire découvrir la musique cap-verdienne déjà mise en valeur avec Cesarià Evora. C'était juste magique.

La demoiselle a déjà oublié d'être vilaine ce qui ne gâte rien. On oubliera le petit souci technique de sa robe qui a fait rire certaines personnes qui avait oublié d'ouvrir leurs oreilles. On oubliera le petit rigolo qui faisait des vannes et que la douce Mayra a bâché à chaque fois. On retiendra la voix fabuleuse de la chanteuse, de ces voix qui ne sont pas pures et claires mais avec ce petit quelque chose de rauque qui lui donne un charme dingue. On retiendra que les quatre musiciens ne jouaient pas mais qu'ils s'amusaient, qu'ils prenaient un plaisir évident qu'ils nous ont fait partager. On oubliera que certaines personnes n'ont pas été conquises (comment ne pas être conquis ?) ou envoûtées par ce charme. On retiendra cette musique tellement magnifique que les pieds, la tête et tout le corps se met de lui-même à bouger, à dodeliner, à danser. Je retiendrai ces moments où je sentais ce plaisir monstrueux à l'intérieur de moi. On retiendra cette belle et triste histoire de cette mendiante de Praia qui était une princesse. On oubliera que le concert était forcément trop court. On n'oubliera pas cette rencontre somptueuse. Non, vraiment, on n'oubliera pas.

Je vous invite sincèrement, si vous en avez l'occasion, à découvrir cette belle artiste qu'est Mayra Andrade et sa musique si... mmmh...
And now, enjoy !


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Commentaires

Ouaip, une voix agréable.
Je te comprends :-)

Écrit par : Frenchmat | 21 septembre 2007

je compatis.

Écrit par : maazz | 21 septembre 2007

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