07 octobre 2007
Lettre à des rugbymen de la pampa
Messieurs,
Si je vous écris ce soir, ce n'est pas pour vous féliciter pour votre qualification historique en demi-finale de Coupe du Monde. Ce n'est pas non plus pour vous dire que vous méritez d'aller en finale ou de gagner la Coupe. Parce que vous ne le méritez pas. Loin de là. Pourquoi donc, allez-vous me demander. Avant de vous répondre, laissez-moi vous parler un peu de moi.
C'est mon papa qui m'a fait aimer le rugby. Quand j'étais môme, je regardais les matchs du Tournoi le samedi. Et puis aussi les matches de Coupe du Monde, tous les quatre ans. Ah, ce que j'ai pu râler contre la pluie de Johannesburg et ces foutus 15 cm qui manquent à Benazzi. Ah, ce que j'ai pu vibrer pour ce drop magistral de Castaignède qui offre le Grand Chelem en 1997. Et puis les Anglais... Bref, j'aime le rugby. D'autant plus que je l'ai pratiqué. Pilier gauche, qu'ils m'avaient mis. "T'as la carure" qu'ils me disaient (comme ça, accessoirement, mes lecteurs savent à quoi je ressemble). Et on m'a appris les règles essentielles. Le respect de l'adversaire. Le combat. Le respect de l'arbitre. Toutes ces choses qui font du rugby l'un des plus beaux sports.
Et puis, depuis le début de la Coupe du Monde, je vous regarde jouer. Et je me désespère de voir que, visiblement, on ne vous a jamais inculqué les principes de base que je mentionnais plus haut. Vous êtes truqueurs. Vous êtes tricheurs. Vous n'arrêtez pas de protester. Vous mettez sans cesse en cause l'arbitrage. Bref, vous êtes au rugby ce que les Italiens sont au football : une plaie. Et vous militez pour que l'Argentine intègre une grande compétition ? Mais apprenez d'abord à respecter ce sport, apprenez à respecter l'adversaire, apprenez simplement à être respectable. Le résultat au tableau d'affichage n'est pas tout. On peut gagner sans gloire. On peut perdre en héros. Pourtant, vous êtes capables de belles choses, de grandes actions au large et de jeu au près sensationnel. Mais, tout autour de vous règne cette odeur de mauvaise foi qui vous est nuisible comme elle est nuisible à ce sport.
Allez, je termine cette lettre par une note d'espoir. Parce que je pense que vous êtes capables d'être des acteurs majeurs de ce sport. Notez que j'aurais pu écrire cette lettre aux joueurs de rugby d'une capitale française. Mais je n'aurais pas pu terminer par cette note d'espoir puisqu'ils sont définitivement perdus et noyés sous le caca fricé de Guazzini. Allez, je compte sur vous pour battre avec panache les Sud-Africains (car vous le pouvez) pour qu'on puisse vous retrouver en finale et qu'on puisse vous latter (parce qu'on le peut).
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Commentaires
Bof, tant que leurs exploits seront commentés par Gilardi ... j'vois pas pourquoi ils feraient des efforts.
Écrit par : Ellie | 08 octobre 2007
Ch'ais pas, j'ai pas vu le match.
Tu crois qu'ils peuvent battre les Sud-Af' ?
Écrit par : Frenchmat | 08 octobre 2007
et dire que j'ai pas regardé !
Écrit par : maazz | 08 octobre 2007
@ Ellie : Absolument ! Thierry Gilardi rentre également dans la catégorie des plaies !!
@ Frenchmat : Oui, je le crois. Surtout si les Sudafs jouent aussi détachés que contre les Fidji où ils sont passés pas loin de la correctionnelle !
@ Maazz : T'as bien fait ! ;-)
Écrit par : Christophe | 08 octobre 2007
Thierry Gilardi, il apprend encore les règles.
Lacroix, lui, un de ces 4, il descendra sur le terrain.
Des bizettes, car il s'agit bien de rugby non?
Écrit par : Mélina LOUPIA | 09 octobre 2007
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