07 novembre 2007
Lettre à deux pauvres filles
Chère Erika, chère Nadine,
Si je vous écris, c’est parce que vous étiez samedi soir invitées dans l’émission de Laurent Ruquier sur laquelle je faisais quelques passages entre deux résumés de football et de rugby. Dire que vous m’avez consterné est un doux euphémisme.
Commençons par toi, Princess Erika. Déjà, précisons que tu étais là pour parler d’une pièce de théâtre où tu joues en compagnie de Steevy, l’idiot du loft, c’est dire le niveau de has-been-attitude dans lequel tu es. Comme je l’ai dit plus haut, je regardais l’émission en pointillé mais, à chaque fois que je passais, tu avais toujours quelque chose à dire, que ce soit avec ce traître de Hervé Morin, Bernard-Henri Levy ou Bernard Werber et que ça parle de l’état de déliquescence avancé du PS, de ces idiots de l’arche de Zoé, de religion ou de littérature. Tu avais une opinion sur tout. Et, comme disait Michel Audiard, c’est à ça qu’on reconnaît les cons, c’est qu’ils osent tout. Et toi, dire une connerie plus grosse que toi, tu n’hésitais pas. C’est dire si la maxime d’Audiard te collait à la peau.
Mais il y avait également toi, Nadine Trintignant. Je voulais te dire que tu m’as déçu. Oui, bêtement, je pensais que tu venais débiter ton discours affligeant sur la libération de Bertrand Cantat, que tu aurais préféré qu’il reste en prison car il reste potentiellement dangereux. Non, en fait, tu étais venu présenter un recueil de nouvelles dont j’ai compris ultérieurement qu’il était très biographique et personnel. J’ai donc compris que, furtivement, tu as glissé tes idées de merde dans ton bouquin.
Mais là n’est pas le pire. Je voudrais te dire qu’à ton âge (que je tairai par respect pour tes 73 ans), venir habillée comme une étudiante de 20 ans, c’est vulgaire ; venir avec des lunettes de soleil et une casquette, c’est un manque singulier de respect ; venir maquillée comme une voiture volée, c’est consternant. Et puis, le lifting, à ton âge (que mes lecteurs n’insistent pas, je ne dirai pas que tu as 73 ans), ça fait moche… mais moche… Moche et vulgaire, c’est simple, on aurait dit la baronne Brandstatter, la vieille moche qui avait fait je ne sais plus quelle émission de télé-réalité. Enfin, si la baronne faisait ça pour l’argent, toi, l’argent, tu le gagnes en vendant des livres immondes (aaah, le fameux livre sur ta fille trois semaines après sa mort qui ferait presque passer Pascal Nègre et son commerce sur la mort de Grégory Lemarchal pour un enfant de chœur).
Evidemment, je ne vous salue ni l’une, ni l’autre.
07:48 Publié dans Boîte à lettres | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
Il manque presque l'extrait de dailymotion pour aller avec...
Écrit par : PTM | 07 novembre 2007
J'ai pas vu l'émission vu que Ruquier m'insupporte (d'ailleurs le seul truc que j'aime c'est Florence Foresti) et je ne regrette pas !
Écrit par : maazz | 09 novembre 2007
j'ai pas vu l'émission ... mais je ne regrette pas !
bravo pour le com'
Écrit par : 1crusté | 12 novembre 2007
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