12 février 2008
Avant, j'aimais bien Azouz Begag
Oui, je l’aimais bien. Une bonne tête, une certaine liberté d’expression mal venue dans le gouvernement auquel il appartenait et parfois de bonnes idées. Alors, oui, je l’aimais bien, le garçon. Jusqu’à samedi soir où il m’a consterné.
Il était invité dans l’émission de Ruquier avec Cali et Zazie. Ces deux artistes sont la raison pour laquelle j’ai regardé cette émission, le premier parce que j’attendais impatiemment qu’il se fasse démonter par Eric Zemmour et Eric Naulleau., la seconde parce que j’aime beaucoup ce qu’elle fait. Ce n’est pas tant par son interview qu’Azouz Begag m’a affligé. Non, il était franc, direct, parfois de mauvaise foi (mais quelle homme politique ne l’est pas ?) mais assez sincère et toujours avec le sourire. Non, c’est plutôt quand Cali s’est pointé dans le siège de l’interviewé que ça s’est dégradé.
Bon, je n’insisterai pas sur Cali qui a été lamentable. D’ailleurs, j’ai appris que Cali était en fait un acronyme qui signifiait Consternant Artiste Lamentable et Inintéressant (ou Insignifiant selon les versions). Argument principal du chanteur pour ne pas se
faire démonter par Zemmour : "Vous êtes de droite et je ne parle pas à ces gens-là." Yeah, vive la démocratie !! Hé oui, parce que, selon Cali, si on n’aime pas son album, on est con, de droite et, avec un peu de chance, un disciple de Satan. Pourtant, Zemmour (et Naulleau, accessoirement) n’était pas super virulent. Il expliquait que les chansons d’amour étaient très bien écrites, très bien interprétées au contraire des chansons qui se voulaient engagées qui, sans remettre en cause l’opinion ou les combats du chanteur, l’étaient beaucoup moins. Evidemment, Cali criait, n’avait pas d’argument et ne savait pas quoi répondre. Alors, par deux fois, il a trouvé une solution, se lever, sauter partout et prendre les fiches des deux acolytes de Ruquier et les jeter. Brillant, hein ? Même Zazie qui a cherché au début à défendre Cali a fini par abandonner.
Azouz Begag dans tout ça ? Le même que Cali. Il se levait, il criait, il beuglait que Cali avait raison, que Zemmour et Naulleau n’avaient rien compris.
Affligeant. Pendant ce temps, l’autre connard (oui, Cali, évidemment…) en rajoutait des caisses pour se faire mousser. Bref, une grosse partie de mon estime sur cet homme s’est envolée. Voilà un homme qui a osé affronter Sarkozy en défendant un autre candidat à la présidentielle que tous les cire-pompes de son parti. Voilà un homme qui avait compris l’enjeu des municipales en dissociant cette élection d’un enjeu national et d’un affrontement bi-partite. Mais voilà également un homme qui est capable de perdre inutilement ses nerfs au profit d’une cause perdue (oui, toujours Cali…).
08:45 Publié dans Ah ben là, je dis "non !" | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://unjournaldesidees.hautetfort.com/trackback/1470583
Commentaires
Oui, Cali a été totalement puéril. C'est "de gauche" de faire l'enfant gâté ? :-)
Écrit par : Frenchmat | 18 février 2008
furieux d'avoir raté ça !
va falloir que j'aille faire un tour sur dailymotion ...
Écrit par : 1vité | 18 février 2008
French : c'est pasu n truc de gauche spécifique, c'est un truc de star, de faire l'enfant gâté !!! :p
Écrit par : Miss Alfie | 18 février 2008
rater Zemour, ce pseudo journaliste certe parfois brillant pour les analyses mais dont la morale est au degré zero , c'est un plaisir.
Il a eu droit au zapping le Cali comme son ami Zemour l'autre jour. Mais tout ça pour quoi?
Pour du vent. Pour un copieur sans talent que la presse musicale à encenser trop tôt, en oubliant immédiatement ses maitres (qu'il a le bonheur de citer dans ses interviews, c'est rare). Pour des bouquins racoleurs et nauséabonds. Bref, pour tout ce qui fait la France en ce moment.
Reste Begag, un mec plutôt bien mais qui n'est pas fait pour ce qu'il a choisi de faire.
Écrit par : iceman | 02 mars 2008
Écrire un commentaire