24 mars 2009
La lumière après l'accident ?
J'étais parti, là, tout de suite, à l'instant pour vous écrire une note. A chaud, comme ça. J'étais passablement énervé d'entendre deux nanas piailler des futilités de bas étage depuis une demie-heure. Oh ben mon gamin, il a des poux. Oh ben les répulsifs, ça sent mauvais. Oh ben t'as vu, il pleut. Pouah, mais quel intérêt à tout ça ? En fait, tout ça se révèle encore plus depuis quelques jours
Un ami, un vrai, un mec bien a eu un accident de santé. Pas une bricole. Un arrêt cardio-pulmonaire. Coma artificiel pendant plus de 24 heures, réanimation et tout le bazar. Depuis, rassurez-vous, tout va mieux. Un truc insensé, même, d'après les médecins, de se remettre aussi vite d'un truc aussi important. Sauf que, pendant les heures délicates, quand on ne connaît pas la gravité du truc, quand la vie même est en jeu, quand on reste accroché aux nouvelles (forcément trop rarement) lâchées au téléphone par la copine, on ne pense pas aux petits détails de la vie quotidienne. Forcément, il hantait mon esprit à longueur de journée, oscillant entre les pensées positives et les visions pessimistes. J'étais seul à le savoir dans mon entourage professionnel. Pourtant, c'est un ancien collègue. Autour de moi, j'entendais tout ce qui se passait. J'entendais, je n'écoutais pas. Pas besoin. Ah, il fait beau aujourd'hui. Oh, non, encore le téléphone qui sonne. Mais qu'est-ce que j'ai fait de mon stylo ? Ah ben dis donc, t'es pas bavard aujourd'hui.
J'admets que je ne sois pas bavard. Simplement, quand je m'exprime, j'ai la prétention de penser que mes propos apportent quelque chose, même quand il s'agit de déconner ou de parler football. Cet accident malheureux m'a au moins permis de faire la lumière sur l'inutilité de certaines conversations, de certaines personnes. Oh, je sais, ça peut paraître violent au premier abord. Malgré tout, avec ces personnes, parfois, je passe d'excellents moments. Sans doute débranché-je le cerveau à cette occasion, je ne me rends pas compte. Ca m'a également permis de me dire, qu'au fond, je ne dois pas totalement avoir tort sur ma façon d'être et de raisonner. Prétentieux, peut-être, je ne sais pas, à vous de me dire.
11:19 Publié dans Etats d'âme, Sur moi | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
que dire.....
un simple merci. ;)
Écrit par : iceman | 12 avril 2009
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