07 novembre 2007

Lettre à deux pauvres filles

Chère Erika, chère Nadine,

Si je vous écris, c’est parce que vous étiez samedi soir invitées dans l’émission de Laurent Ruquier sur laquelle je faisais quelques passages entre deux résumés de football et de rugby. Dire que vous m’avez consterné est un doux euphémisme.

Commençons par toi, Princess Erika. Déjà, précisons que tu étais là pour parler d’une pièce de théâtre où tu joues en compagnie de Steevy, l’idiot du loft, c’est dire le niveau de has-been-attitude dans lequel tu es. Comme je l’ai dit plus haut, je regardais l’émission en pointillé mais, à chaque fois que je passais, tu avais toujours quelque chose à dire, que ce soit avec ce traître de Hervé Morin, Bernard-Henri Levy ou Bernard Werber et que ça parle de l’état de déliquescence avancé du PS, de ces idiots de l’arche de Zoé, de religion ou de littérature. Tu avais une opinion sur tout. Et, comme disait Michel Audiard, c’est à ça qu’on reconnaît les cons, c’est qu’ils osent tout. Et toi, dire une connerie plus grosse que toi, tu n’hésitais pas. C’est dire si la maxime d’Audiard te collait à la peau.

Mais il y avait également toi, Nadine Trintignant. Je voulais te dire que tu m’as déçu. Oui, bêtement, je pensais que tu venais débiter ton discours affligeant sur la libération de Bertrand Cantat, que tu aurais préféré qu’il reste en prison car il reste potentiellement dangereux. Non, en fait, tu étais venu présenter un recueil de nouvelles dont j’ai compris ultérieurement qu’il était très biographique et personnel. J’ai donc compris que, furtivement, tu as glissé tes idées de merde dans ton bouquin.

Mais là n’est pas le pire. Je voudrais te dire qu’à ton âge (que je tairai par respect pour tes 73 ans), venir habillée comme une étudiante de 20 ans, c’est vulgaire ; venir avec des lunettes de soleil et une casquette, c’est un manque singulier de respect ; venir maquillée comme une voiture volée, c’est consternant. Et puis, le lifting, à ton âge (que mes lecteurs n’insistent pas, je ne dirai pas que tu as 73 ans), ça fait moche… mais moche… Moche et vulgaire, c’est simple, on aurait dit la baronne Brandstatter, la vieille moche qui avait fait je ne sais plus quelle émission de télé-réalité. Enfin, si la baronne faisait ça pour l’argent, toi, l’argent, tu le gagnes en vendant des livres immondes (aaah, le fameux livre sur ta fille trois semaines après sa mort qui ferait presque passer Pascal Nègre et son commerce sur la mort de Grégory Lemarchal pour un enfant de chœur).

Evidemment, je ne vous salue ni l’une, ni l’autre.

07 octobre 2007

Lettre à des rugbymen de la pampa

Messieurs, 

Si je vous écris ce soir, ce n'est pas pour vous féliciter pour votre qualification historique en demi-finale de Coupe du Monde. Ce n'est pas non plus pour vous dire que vous méritez d'aller en finale ou de gagner la Coupe. Parce que vous ne le méritez pas. Loin de là. Pourquoi donc, allez-vous me demander. Avant de vous répondre, laissez-moi vous parler un peu de moi.

C'est mon papa qui m'a fait aimer le rugby. Quand j'étais môme, je regardais les matchs du Tournoi le samedi. Et puis aussi les matches de Coupe du Monde, tous les quatre ans. Ah, ce que j'ai pu râler contre la pluie de Johannesburg et ces foutus 15 cm qui manquent à Benazzi. Ah, ce que j'ai pu vibrer pour ce drop magistral de Castaignède qui offre le Grand Chelem en 1997.  Et puis les Anglais... Bref, j'aime le rugby. D'autant plus que je l'ai pratiqué. Pilier gauche, qu'ils m'avaient mis. "T'as la carure" qu'ils me disaient (comme ça, accessoirement, mes lecteurs savent à quoi je ressemble). Et on m'a appris les règles essentielles. Le respect de l'adversaire. Le combat. Le respect de l'arbitre. Toutes ces choses qui font du rugby l'un des plus beaux sports.

Et puis, depuis le début de la Coupe du Monde, je vous regarde jouer. Et je me désespère de voir que, visiblement, on ne vous a jamais inculqué les principes de base que je mentionnais plus haut. Vous êtes truqueurs. Vous êtes tricheurs. Vous n'arrêtez pas de protester. Vous mettez sans cesse en cause l'arbitrage. Bref, vous êtes au rugby ce que les Italiens sont au football : une plaie. Et vous militez pour que l'Argentine intègre une grande compétition ? Mais apprenez d'abord à respecter ce sport, apprenez à respecter l'adversaire, apprenez simplement à être respectable. Le résultat au tableau d'affichage n'est pas tout. On peut gagner sans gloire. On peut perdre en héros. Pourtant, vous êtes capables de belles choses, de grandes actions au large et de jeu au près sensationnel. Mais, tout autour de vous règne cette odeur de mauvaise foi qui vous est nuisible comme elle est nuisible à ce sport.

Allez, je termine cette lettre par une note d'espoir. Parce que je pense que vous êtes capables d'être des acteurs majeurs de ce sport. Notez que j'aurais pu écrire cette lettre aux joueurs de rugby d'une capitale française. Mais je n'aurais pas pu terminer par cette note d'espoir puisqu'ils sont définitivement perdus et noyés sous le caca fricé de Guazzini. Allez, je compte sur vous pour battre avec panache les Sud-Africains (car vous le pouvez) pour qu'on puisse vous retrouver en finale et qu'on puisse vous latter (parce qu'on le peut).

17 septembre 2007

Deux lettres à la poubelle

aa95aee74066ed90f1d0bb84945dba27.jpgJe voulais tout d'abord écrire à Benoît Hamont, porte-parole du Parti Socialiste. Il était invité du Grand Journal de Canal + de vendredi soir. Il avait débité tellement de conneries, de banalités et de poncifs d'un mec de l'opposition sans idée qu'il m'avait gavé. Et que moi, si Nicolas Sarkozy m'avait contacté pour être au gouvernement, j'aurais tout fait pour que ça ne se sache pas tellement c'est la honte. Ah si, si, véridique, il a dit ça.Et que Sarkozy, il est méchant, il fait que des choses pas bien et que nous, on aurait fait vachement mieux. Bon, il l'a pas dit comme ça mais l'idée était là. Et puis, j'ai renoncé. D'une part parce que la lettre aurait été vraiment méchante, probablement blindée d'insultes. ae6826df6db304c33bab54301a0e7270.jpgEt puis, en plus, c'est moche de tirer sur une ambulance. Ah ben si, si, regardez l'état du PS, c'est pas beau à voir. Enfin, dernière raison, ça m'aurait obligé à écrire une lettre à Françoise de Panafieu(UMP, donc) qui s'est lamentablement ridiculisée en s'incrustant dans une visite de Paris par le conseil municipal pour le maire de Londres. Et là, pareil, comme on tire sur une ambulance qui va se ramasser aux municipales l'année prochaine...

65dfd2f28bf7627d1f1c6023bb6206c4.jpgEnsuite, je voulais écrire à Thierry Lacroix. Ce brave homme est un ancien trois-quart centre de l'Equipe de France de rugby, meilleur marqueur de la Coupe du Monde 1995 et consultant pour TF1 aux côtés de Thierry Gilardi après être passé sur France 2 auprès de Pierre Salviac. J'ai découvert ses talents de consultants sur France 2 et la paire qu'il formait avec Salviac était plutôt pas mal. Thierry Lacroix a le don d'expliquer le rugby de telle façon que ce soit limpide, pour tout le monde. Et puis, ses élans de voix, la passion qu'il communique me font vibrer. Bref, il est parfait dans son rôle. Dans ce cas, pourquoi lui écrire ? Ben, d'une part pour le féliciter et le remercier pour ce qu'il apporte à ce sport. Ca, déjà, c'était une raison à la con. Des lettres que j'ai écrites ici, celles que j'aime le moins sont les lettres gentilles. 5ae168e883d277853eaf8aae85b65556.jpgEt puis, j'avais un service à lui demander : assassiner discrètement Thierry Gilardi. Parce que ce dernier est au commentaire de rugby ce que Jean-Claude Van Damme est à la danse classique : incongru et inadapté. Une méconnaissance profonde du jeu, des règles, des hommes cumulée à un enthousiasme relativement barbant. S'extasier au douzième essai des Bleus face à la Namibie, c'est moyen. Et puis, je me suis dit que si on retrouvait Thierry Gilardi mort dans un ruisseau, je serais rapidement impliqué. Et j'ai pensé à vous. Que seriez-vous devenus, chers lecteurs sans mes notes totalement inutiles donc totalement indispensables ?? De pauvres hères (c'est pas faux).

Voilà pourquoi aujourd'hui, le courrier n'est pas parti. Réjouissez-vous, c'est pour vous que j'ai fait ça !

13 août 2007

Lettre à ma voisine de table

Chère voisine,

Laisse-moi tout d'abord te présenter. Tu as mangé ce midi avec une collègue à toi à la table voisine de la mienne. Je t'écris cette lettre pour te remercier. En effet, après une note matinale très moyenne, d'un intérêt quelconque voire totalement inutile, tu m'as donné l'inspiration. Oui, j'ose le dire, tu fus, le temps de ce repas, ma muse. Oui, uniquement lors de ce repas parce que plus, c'eût été indécent. En te remerciant une nouvelle fois, laisse-moi maintenant parler de toi à mes lecteurs préférés.

D'abord, tu étais laide. Oh, je sais que je ne suis pas un modèle de statue grecque mais toi, tu étais vraiment laide. Enorme. en plus, tu étais habillée de telle façon que, de toute façon, tu n'étais pas mise en valeur. Un genre de combinaison hors d'âge et marron. Bref, un truc à vomir.

Ensuite, tu étais vulgaire. Tout en fumant comme une poufiasse de base, tu parlais fort pour que tout le monde t'entende. Tout le monde a pu apprendre que les frites que tu as mangées hier au drive étaient trop grasses, que pour compenser, le soir, tu n'as mangé que deux tranches de jambon et une pomme et que demain, tu mangerais à "l'asiat'" (sans doute pour compenser le menu léger de la veille au soir).

Enfin, tu étais malpolie. Déjà, tu fumais à table. C'est insupportable. A certaines occasions, tu jetais un coup d'oeil à ma table pour regarder de quoi traitait l'article que j'étais en train de lire et tu soufflais ta fumée dans ma direction. Je ne supporte pas la fumée de cigarette. Bon, tu ne le savais pas, je le concède. Sauf que, quand je te l'ai gentiment fait remarquer, tu m'a envoyer ch*** et il m'a fallu énormément prendre sur moi pour ne pas t'en coller une. Enfin, tu déjeunais avec un collègue. Je veux bien croire qu'on ne s'entende pas forcément avec tous ses collègues mais là, franchement, ça avait l'air de passer. Sauf que toi, quand ton téléphone a sonné, tu as décroché et tu as tenu la conversation pendant cinq bonnes minutes, laissant ta collègue seule et cherchant à feindre d'entendre la conversation. Sauf que tu beugles, je te le rappelle, c'était donc délicat de ne pas entendre.

J'ai arrêté de penser à toi quand je me suis levé pour aller payer. Et puis, en fait, j'ai repensé à toi quand j'ai vu une femme corpulente dans la galerie marchande. Tu avais gagné, tu m'avais infiltré l'esprit, tu étais devenue ma muse temporaire. J'exorcise la chose maintenant en t'écrivant cette lettre. Et maintenant, je te le dis clairement : ne reviens jamais me hanter, c'est moche !!

06 juillet 2007

Pour résumer ce blog

Voilà un petit défi que je me lance et que j'ai piqué ici. Comme le garçon a repris texto le speech d'introduction, j'en fais de même. En plus,ça tombe bien, il est suffisamment parlant.

C'est en effectuant ce petit exercice ce week-end que je me suis dit qu'il serait intéressant de le faire partager, d'autant plus que cela présente un intérêt certain pour votre blog et vos lecteurs. Si vous deviez ne garder que 10 articles parmi tout votre blog, lesquels choisiriez-vous ?

Si vous vous demandez pourquoi faire cette liste, voici quelques explications toutes simples :
 -
afin de favoriser un nouveau lecteur qui arrive sur votre blog, et qui voudrait en savoir plus,
 - afin de faire revivre vos anciens articles, qui peuvent être oubliés après publication, 
 - afin de dynamiser un peu les blogs en cette période un peu trop calme dans la blogosphère, 
 - afin de favoriser le référencement de votre blog dans les moteurs de recherche, car ces liens favoriseront la diffusion du Page Rank dans vos pages internes, surtout si vous les mettez en avant dans votre sidebar par exemple, ou dans le menu, comme c'est le cas sur ce blog avec le lien "Les Essentiels" que vous pouvez voir ci-dessus (ça me concerne pas, ça...).

Et on y met quoi dans cette liste ? En gros, ce que vous voulez, mais pour rester dans l'idée de départ, faudrait y mettre des articles qui ont marqué l'évolution de votre blog, comme votre premier post, celui qui a été le plus lu, le plus commenté, mais aussi des articles qui vous ont touché lorsque vous les avez écrit, qu'ils aient eu un bon accueil par vos lecteurs ou non. En fait, mettez-y ce que vous voulez !

1. Ma première note.
Avec plus de deux ans de recul, je trouve le concept de base de ce blog présomptueux, voire prétentieux. C'est pour ça que le nom du blog a changé et qu'il ne correspond plus à l'adresse. C'est également pour ça que vous pourrez trouver, ça et là, des notes supprimées par mes soins.

2. Un spleen dans les rues de Paris
Probablement la note dont je suis le plus fier. Parce que je me souviens l'avoir écrite d'une seule traite. Parce que les quelques commentaires qui y ont été apposés m'ont fait plaisir. Parce que je pense encore à cette personne.

3. Sur un fil
Quand j'aime des paroles de chansons, je les mets. Surtout quand elles me touchent ou qu'elles renvoient à quelque chose à l'intérieur de moi, quelque chose d'indicible.

4. Craquage
Parfois, j'ai le blues. Souvent, je le garde pour moi. Rarement, j'en parle. Une fois, je l'ai écrit. Ici. Le coup de blues était réel et mine de rien, je trouve que la note est vachement bien écrite. Et la chanson, la chanson...

5. Imagination
Encore une note dont je suis relativement fier. Une note dont je ne suis pas le sujet principal. Une note qui me fait dire que, quand même, parfois, j'écris des choses construites, sensées et, allez savoir, intéressantes.

6. Quand je me prends pour Agatha Christie
Encore une histoire d'écriture. Il s'agissait d'un défi lancé par un blog dont j'ai perdu l'adresse et le nom. On avait les personnages et leurs trait de caractère et on devait faire une nouvelle sur eux en choisissant le style (romance, SF, etc.). Amateur de policiers, je me suis dirigé vers une enquête criminelle. A le relire, je me dis que l'intrigue est cousue de fil blanc mais qu'importe, je n'en suis pas peu fier.

7. Petit plaisir
Allez lire la note avant de vous imaginer quoi que ce soit, bande de pervers. Sinon, c'est tout à fait le genre d'évènements que j'aime à vivre. Court mais infiniment jouissif. Une de ces passantes que Brassens aimait à décrire.

8. Grrrr !!
Parfois, je gueule. Parfois fort. En voilà un exemple typique. J'aime à penser que je ne suis pas seul à être dans ce cas précis.

9. Le facteur
J'ai repris une idée qu'avait lancé Guy Carlier sur France Inter en 2001-2002, écrire des lettres. Elles sont généralement méchantes parce que j'ai rarement envie de dire quelque chose à quelqu'un que j'apprécie. Lui, par exemple, je l'ai pas aimé, mais alors, pas du tout.

10. Le boulet
Un long épisode de ce blog. Quasiment quatre mois. Quatre mois de conneries, de tâchonnerie, de boulettes. Tout ça grâce à une seule personne. Boulet. Une femme hors du commun. 

05 juin 2007

Lettre à Mathilde Seigner

Ma grosse conne préférée,

Laisse moi tout d'abord justifier la formule de politesse. Grosse, tu l'es puisque tu es enceinte. De qui ? On s'en fout. Remarque, non, parce que le mec, je me demande s'il a bien réfléchi. Mais bon, ce n'est pas la question. Ou alors, il n'est pas au courant que c'est lui. Je m'égare, je m'égare. Conne, pas besoin de développer, c'est de notoriété publique. Quant à préférée, je pense qu'il n'y a pas assez de mots pour dire à quel point tu m'insupportes mais que chacune de tes apparitions me délectent puisque je ne peux m'empêcher de sortir plusieurs fois "mais quelle conne !"

Tu étais hier sur le plateau du Grand Journal de Michel Denisot. J'ai pris l'émission en cours et l'animateur lançait une petite rubrique sympa qui s'appelle le Petit Journal People. Et hier, cette rubrique était entièrement consacrée à Paris Hilton qui, rappelons-le, va passer un mois et demi en prison ce qui ne peut pas lui faire de mal. Après cette chronique, tu as réagi... comment dire... comme une grosse conne. Tu t'es emportée contre le fait que PParis Hilton soit encensée et tu as déviée sur le Festival de Cannes où, je te cite approximativement, "il y a n'importe qui sur le tapis rouge". Laurent Weil a quand même corrigé le tir en précisant qu'il y avait pas mal d'équipes de films. C'est à ce moment que tu as sorti l'ânerie du jour.

"Ouais mais y'a aussi plein de chinois ou de gens de l'est." Hé ouiiii, Mathilde, il n'y a pas que la France qui fait du cinéma ! La Roumanie a remporté la Palme d'Or, une Coréenne (1) a remporté le prix d'interprétation féminine. Oui, une Coréenne, pas une Chinoise. Mais j'imagine que tu ne fais pas la différence. C'est jaune, c'est pas très grand, bouah, allez, c'est chinois. T'es pas la fille de Thierry Roland, toi ? Enfin, bref, l'absurdité de ta remarque est telle que je ne développerai pas plus.

Tu as également conclu par "de toute façon, Cannes, je n'y vais pas aprce que ce n'est pas un truc pour moi". Faux. Cannes, tu n'y vas pas parce que personne ne t'invite, que tu fais des films de mer** et que tu emmer***ais le monde plus qu'autre chose. Mais bon, ça, je pense que tu le sais et que tu en as bien conscience. Sur ce, je te laisse avec les propos de Michel Boujenah qui a rajouté après ta prestation "A la télé, parfois, on est rien". Je trouve que ça te ressemble. Sauf que pour toi, ce n'est pas qu'à la télé et c'est tout le temps.


(1) : La Coréenne en question s'appelle Jeon Do-Yeon et franchement, je l'aurais bien consolé lors de la remise de soon prix car elle était très très émue. C'est Delon qui l'a fait, c'est trop injuste.

21 mai 2007

Lettre à Diane

Très chère Diane,

Je prends la plume alors que j'ai déjà parlé de toi sur ce blog. En plus, dans l'une des rares notes dont je suis le plus fier. La note en question date du 21 juin 2006 et elle se concluait par "je crois que je l'aime encore". Dans cette phrase, c’est de toi dont il s’agit. Avec le temps, je pensais que ce doux souvenir s'était estompé, que tu avais définitivement quitté ma mémoire, au moins sur ce sujet.

Et en fait, non. J'ai rêvé de toi cette nuit. J'ai rêvé de nous cette nuit. Rassure-toi, tu étais toujours aussi jolie et moi toujours aussi gauche. Tu étais dans une grande pièce et des personnes que j’ai pensé médecins étaient affairées autour de toi. Je suis entré et l'un de ces messieurs m'a dit que tu ne voulais plus me voir. Je suis reparti anéanti mais tu m'as rattrapé. Bon, visiblement, ça allait mieux. On a discuté, je t'ai dit que oui, je pensais parfois à toi, que oui, j'avais été (ou que j’étais, je ne me souviens plus) très amoureux de toi. Il me semble même que je t'ai pris la main. Ensuite... Ensuite, ce connard de réveil a sonné.

Pour être totalement franc avec toi, j'ai mis un moment à me remettre de ce rêve. Après quelques minutes de silence à errer dans mon appartement, mes premiers mots de la journée ont été "'tain, fait ch*** !!". Je les confirme parce que tu es revenue dans ma tête et que je ne t'en félicite pas. J'écris cette lettre à 10h et tu es toujours là. Je vais prendre ma voiture pour aller sur un chantier et je n'écouterai pas la radio ni ne chanterai parce que je penserai à toi. J'espère juste que je ne rêverai pas encore de toi cette nuit. Ou alors, si, peut-être l'espère-je un peu, tout au fond de moi.

Pourtant, il faut que je me persuade que je ne te recroiserai jamais. Il faut que je me dise que jamais je n’aurai l’occasion de te dire ce que j’ai pu ressentir pour toi. Oh, j’ai bien quelques moments de lucidité qui me font dire ces choses. Mais mon inconscient n’efface pas ta douce image. Voilà tout mon paradoxe.

Je voudrais arriver mais je reste. Je me déteste. Je n'arriverai pas. Je veux mais je ne peux pas. Je devrais vous parler. Je devrais arriver ou je devrais dormir. J'ai peur que tu sois sourde, j'ai peur que tu sois lâche. j'ai peur d'être indiscret, j'ai peur de ne pas vous dire que je t'aime, peut-être...

Je t’embrasse.

18 mai 2007

Lettre à ma famille

Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi.

Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon coeur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères (de combat) Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire, hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées, elles pourront servir à Serge qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi, petit papa, si je t'ai fait, ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine.

Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon coeur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime


Commentaire personnel : Comme pas mal de monde je pense, j'ai découvert ce texte poignant avec l'hommage rendu par le nouveau Président de la République. En revanche, je ne commenterai ni la décision de le faire lire aux lycéens chaque année, ni la réaction d'Edwy Plenel, réaction qui ne l'honore pas.

08 mai 2007

Lettre à un militant socialiste

Cher militant,

Je m'adresse à toi, oui, à toi, militant socialiste qui a eu la brillante idée de déclarer après l'élection de Nicolas Sarkozy que tu avais "honte d'être français". C'est bien évidemment au sujet de cette assertion que je vais t'écrire tout en te précisant que, moi aussi, ça me fait ch*** que le Petit Nicolas soit président.

Alors, comme ça, tu as honte d'être français. La belle affaire ! Non, en fait, je te comprends. Vivre dans une démocratie, c'est pénible. Vivre dans un pays de libertés (de penser, d'expression, de presse, etc.), quelle horreur ! Avoir le droit de vote dès 18 ans, c'est une vraie aberration. Je m'arrête là, j'imagine que tu as saisi mes propos.

Ces propos, je les ai tenus de la même façon le 21 avril 2002. En fait, pour être franc, "avoir honte d'être français" parce que le résultat d'une élection ne correspond pas à ses attentes, c'est tout simplement remettre en cause le suffrage universel. C'est remettre en cause le choix des Français. Je te signale d'ailleurs que la personne que tu soutenais a été mille fois plus digne que toi dans la défaite.

Alors, voilà, puisque tu as honte d'être français, je te propose la Corée du Nord. C'est calme, c'est totalitaire, tu as le droit de te taire et de bosser. Je te réserve un billet pour Pyong-Yang ?

Cordialement,

04 mai 2007

Parfois, mon service postal fait grève.

Je voulais écrire une lettre à Pascal Nègre, Nikos Aliagas, Alexia Laroche-Joubert et tous les cerveaux de TF1 qui ont eu l'ignominieuse idée de diffuser un prime time en hommage à Grégory Lemarchal. Pour être franc, je n'ai découvert ça qu'au cours de la première pause publicitaire de la Nouvelle Star rediffusée sur W9 (vu que, bon, j'avais suivi consciencieusement le débat présidentiel).

Dans cette lettre, j'aurais volontiers placé les mots "scandaleux", "lamentable", "gerbant", "immonde" voire "rhododendron" mais j'avoue que j'aurais eu du mal à le placer, celui-là. Pascal Nègre détient sans doute la palme de l'immoralité, voire de l'amoralité. Il a répété ce qu'il avait préalablement déclaré dans "Le Parisien", à savoir que le jeune homme travaillait sur son deuxième album et qu'il avait déjà enregistré deux chansons. Je rappelle que Pascal Nègre est président d'Universal, je traduis donc ses propos :"ne t'inquiète pas, public de Grégory, nous allons ressortir une version de son premier album agrémenté des deux chansons inédites". Beuarp.

Dans cette lettre, TF1, trop content d'avoir une occasion de faire son Téléthon, en aurait également pris pour son grade. Parce qu'un standard destiné à récolter des fonds pour la lutte contre la mucoviscidose avait été mise en place. Sauf que, hé oui, ma brave dame, il faut bien vivre, le standard est payant. Un one-shot de Nikos Aliagas préparé en trois jours, ça se paye, il faut le savoir. Cher, évidemment. Beuarp, nouvelle galette.

Quand j'ai posté cette lettre, mon service postal a refusé de la faire circuler. Parce qu'il a pensé que bien des personnes seraient choquées et que non, ce n'est pas bien de dire du mal d'un mort. J'ai bien argumenté en disant que les personnes qui m'auraient dit ça n'auraient pas tout à fait compris le sens de mon propos, que je dénonce le traitement médiatique outrancier de l'évènement plus que l'évènement lui-même ou que la pensée unique me fait gerber. Mon service postal n'a rien voulu savoir.

Vous l'aurez compris, mon service postal, c'est ma conscience. Elle m'a donc guidé à ne vous dévoiler que la trame de ce courrier probablement très violent que je voulais poster sur ce blog. J'espère que vous ne lui en tiendrez pas rigueur. Après tout, dimanche, sur les coups de 20h, on aura oublié ce consternant spectacle. Il faudra juste ne pas oublier que TF1 est une chaîne vulgaire.

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