03 octobre 2006
Petit best-of du petit épisode Boulet
Comme je vous l'ai dit il y a quelques jours, un nouveau boulet est arrivé à l'agence. Après avoir décidé de partir puis de rester, elle a décidé aujourd'hui de partir. Nous l'appellerons donc Girouette voire Gigi pour les intimes. Comme petit nom, j'avais hésité avec Paic Citron, parce que des boulets, c'est comme Paic Citron, quand y'en a pu, y'en a encore ! Je vous présente maintenant le best-of, la crème, les meilleures prestations de Gigi.
Alors qu'elle discutait en fin de journée avec une collègue
Collègue - Bon, allez c'est pas tout, j'y vais. Je vais aux champignons !
Gigi - Des champignons ? En forêt ? T'as pas peur de te planter ?
Collègue - Bah, non... Tu sais, des trompettes de la mort, c'est reconnaissable !
Gigi - Ah... N'empêche, moi, je ne cueille plus de champignons depuis que j'ai mangé des huitres pas fraîches !!
Hormis le fait que nous cherchons toujours le rapport de cause à effet, elle nous a expliqué que les fameuses huitres avaient voyagé toute une journée en voiture sous le cagnard et qu'elles étaient arrivées laiteuses. Ce qui n'a pas eu l'air de visiblement l'inquiéter sur l'état de fraîcheur...
Au moment où elle comptait partir de la boîte, elle a décidé d'écrire un courrier à son directeur d'agence ainsi qu’un autre courrier au directeur de région et au directeur régional avec une copie du courrier pour le directeur d’agence. Le lendemain, l’assistante de direction appelle :
- Bonjour, vous écrivez dans votre courrier que vous mettez une copie du courrier que vous avez envoyé à votre chef. Mais je ne le trouve pas dans l’enveloppe.
Bon, boulette à la base. Sauf que Gigi a oublié de se faire une copie pour soi-même. Pas grave, me direz-vous, il reste le fichier informatique. Ben non parce qu’elle a fait des lettres manuscrites…
Son chef lui a émis une consigne : « Vous ne faites rien sans m’en parler avant ». Consigne appliquée à la lettre.
Gigi – Mon ordinateur est planté. Je fais quoi ?
Nous – Ben faut appeler le service informatique pour le dépannage.
Gigi – Ah… Bon… je vais appeler mon chef.
Gigi (2 minutes plus tard) – Bon, mon chef m’a demandé d’appeler le service informatique. C’est quoi le numéro ?
Effet girouette maximum aujourd’hui. Sans doute à cause du vent à décorner les bœufs qui souffle aujourd’hui. Ce matin, elle restait. Ensuite, elle a décidé de partir, puis de rester quitte à partir plus tard, puis de faire prolonger sa période d’essai pour voir si vraiment c’était ce qui lui plaisait puis finalement de partir. J’ai jamais vu ça. Bilan, elle est partie. Fin de cet épisode Boulet. Promis, si j’ai des anecdotes qui me reviennent, je vous les remets.
17:33 Publié dans Boulet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 septembre 2006
Un nouveau boulet ? Ah ben non...
En voyant les dernières stats de Post-it, j'étais en train de me dire que vous me déceviez beaucoup car vous ne passiez plus beaucoup. Et c'est là que je me suis rendu compte que ça faisait deux jours que j'avais pas déposé une note. Je répare les choses ici. Certes, mais pour dire quoi ?
Hors-sujet 1 : "Certes" est un adverbe. "Certes" est super copain avec "mais" à tel point qu'on ne peut pas faire une phrase sans que "certes" ne soit accompagné de "mais". Private joke, je le concède ! :-p
Ben pour vous dire que j'avais trouvé un nouveau boulet. Elle était embauchée depuis une petite quinzaine de jours, accumulait tranquillement les conneries. J'attendais d'en avoir un paquet afin de faire un petit recueil. Ben perdu, elle a décidé, en pleurs, de se barrer, de nous quitter lâchement, sans nous laisser le droit de faire un deuxième tome à ses aventures.
Hors-sujet 2 : Quand quelqu'un vient me voir en pleurant, sachant que cette personne n'est pas spécialement un(e) ami(e) (au sens où je l'entends), je sais pas quoi faire à part opiner bêtement du chef en plaçant de temps en temps des "mmmh, mmh" ou "ah ben oui !" voire parfois un petit "c'est clair !" des chaumières. Si vous avez des idées pour m'aider, je suis preneur...
Sauf que j'étais même pas là pour voir ça. J'ai eu un appel de mon assistante m'annonçant la (bonne, soyons sincères) nouvelle. Moi, j'étais dans ma bagnole sur le chemin du retour. J'étais convoqué à une réunion à 17h dans un bel paumé pas loin de Montbéliard. En plus, ce bled, ça pourrait être super simple d'y aller, sauf que y'a des travaux partout et j'ai mis trois plombes pour trouver le seul chemin pour y aller !
Hors-sujet 3 : Je suis méchant comme ça alors que je devrais pas. Effectivement, la réunion ne m'enthousiasmait pas forcément avant d'y aller. Mais l'ambiance était super sympa et très détendue. Le maire de la commune en question était accueillant comme peuvent l'être les maires de petits villages. A tel point qu'il nous a offert l'apéro en fin de réunion. Merci m'sieur l'maire ! :o)
Donc voilà, pour une fois qu'il y avait un peu d'animation au bureau, j'ai loupé ça. Mais rassuez-vous, je vous mettrai prochainement le best-of de notre ex futur boulet.
21:50 Publié dans Boulet | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25 juin 2006
Prise de relais
Ayé, j'ai trouvé un nouveau boulet !! Bon, celui-là, je le verrai pas souvent. Le moins souvent possible par que, sinon, elle risque de se retrouver au fond d'une rivière, un bloc de béton aux pieds. Mais je vous entends déjà vous exclamer : qui est-ce donc ? Réponse, la belle-doche de ma soeur. Ah ben oui, quitte à avoir un week-en pourri (voir la note précédente), autant qu'il soit pourri par plusieurs personnes. Et la vieille décroche la palme. Florilège.
Discussion autour d'internet et du dégroupage
Elle - Et toi, Christophe, tu habites où ?
Moi - Besançon.
Elle - Tu as internet ?
Moi (surpris) - Oh, ben oui, quand même ?
Elle - Mais tu dois pas avoir de gros débits, quand même...
Moi (agaçé) - Si, si. Mais, vous savez, la Franche-Comté, malgré les rumeurs, c'est quand même civilisé.
Elle - Non, mais je voulais pas dire ça...
Moi - Même que Besançon et alentours, c'est totalement dégroupé.
Elle - Ah, oui, effectivement...
Discussion autour de l'éducation, l'enseignement
Elle - Y'a des trucs bizarres aux Etats-Unis. Les gamins font ce qu'ils veulent en classe. S'ils veulent jouer aux cartes, y'a pas de problème. Pis y'a aussi des stages axés sur la rigueur et l'ordre. Non, fanchement, leur système d'enseignement est mauvais.
Moi - Ca reste quand même la première puissance mondiale, c'est ptet pas si mauvais que ça.
Elle - Ah ben c'est sûr. Mais, quand je vois les USA, je me dis qu'on n'est pas à plaindre.
Moi - Je suis d'accord. 20% de gamins qui savent pas ou peu lire et écrire en entrant en 6è, c'est pas encore trop inquiétant.
Apéro. Ma soeur ouvre une bouteille de champagne.
Elle - Tu m'en mets qu'un fond s'il te plaît. Ca me fait mal à la tête.
Mon père (mon allié sur ce coup) - Oui, mais bon, là, c'est pas du champagne de supermarché.
Elle - Oh, je veux bien vous croire. Tu peux me mettre une goutte de crème de cassis ? C'est pour faire passer le goût.
Ma mère et moi, on se regarde surpris et désarçonnés.
Moi (en marmonnant) - Autant donner de la confiture à des cochons !
Les gros yeux de ma mère m'ont fait comprendre que, bon, là, peut-être, valait mieux pas le dire plus fort.
Je ne sais pas encore comment j'ai gardé mon calme. Donc, voilà, la catégorie "Boulet" de ce blog est toujours vivante et je pense qu'elle continuera de vivre avec les différentes rencontres que je pourrais faire.
23:45 Publié dans Boulet | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
06 juin 2006
Brèves, le retour
Ayant bien conscience de ne pas intéresser grand monde avec ma note précédente, j'en fais une deuxième dans la foulée. Comme l'autre fois, quelques brèves, z'en passant.
-> J'ai vu au JT hier soir un truc incroyable. Non, pas Ségolène Royal qui avait une idée intelligente, ça se saurait. Non, une machine qui permet à coeur prélevé et à transplanter de continuer à battre. Tout simplement hallucinant.
-> Pour répondre à un commentaire de Punky, aujourd'hui, Boulet a repris sa place traditionnelle, à l'autre bout du parking. Sans commentaire.
-> L'Espé Châlons a pulvérisé Besançon... pardon, ça j'en ai déjà parlé !
-> Bientôt la Coupe du Monde de football. Pour ceux que ça intéresse, je vous mets > ici < un fichier Excel pour faire vos pronostics. Comme vous êtes gentils, tout se calcule tout seul !
-> La recherche google du jour : "parler à Monsieur". Toujours le même exercice, que recherchait cet internaute ?
-> J'ai mes dates de congés d'été. Et puis, mon stage à Paris est confirmé. Trois jours de glandouille (ou presque). J'hésite à rester la soirée du 21 juin, fête de la musique. Mais j'ai pas déhbergement et ça me fait mal au c** de payer une nuit d'hôtel.
Bonne continuation à vous, mes amis !
22:55 Publié dans Ah ben là, je dis "non !", Boulet, Quotidien passionnant | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05 juin 2006
Lundi de Pentecôte
J'ai lu quelque part que seuls 40% des actifs ont travaillé ce lundi. Bravo la solidarité avec Papi et Mamie ! Ca s'est largement ressenti sur mon rythme de travail aujourd'hui. Oui, parce que je travaillais. Donc, par solidarité, j'ai pris le rythme... de Papi et Mamie, c'est-à-dire que j'ai bossé à deux à l'heure. Soyons sérieux, j'ai glandouillé sévère. Comme Papi et Mamie, je vois qu'il y en a quelques-uns qui suivent. Je ne débattrais pas sur l'utilité nulle de cette journée, d'autres s'en chargent très bien à ma place.
Non, simplement, pour cette note, partons du principe que cette journée est fériée. Un constat s'impose, elle est également fériée pour le cerveau de Boulet. Je sens comme une lueur dans les yeux de certains qui étaient en manque d'aventures de Boulet. Vous voilà servis. Comme d'habitude, mise en situation. Imaginez un immeuble de bureaux avec deux entrées principales, A et B, chacune d'entre elle étant pourvue à son abord d'un parking. Imaginez également que je bosse à l'entrée B. Que déduisez-vous d'emblée ? Que Boulet se gare sur le parking de l'entrée A ? Bravo, un point pour vous ! Non, mais elle a ses raisons. Comme elle a débuté en février, on l'avait prévenue : "tu feras gaffe, le virage pour aller de A à B, dès qu'il y a un peu de verglas, c'est une vraie patinoire !". Donc, elle prenait pas de risques, elle ne prenait pas le virage et se garait avant.
Une fois le mois d'avril arrivé, on lui demandé pourquoi elle se garait toujours là-bas. Elle nous répondit bravement dans son rire irritant qu'elle n'avait pas à se justifier. Sauf qu'ajourd'hui, je vois sa voiture devant la porte d'entrée. Ma surprise est telle que je lui fait la remarque.
Moi - Ah, y'a pas de verglas aujourd'hui ? Tu t'es garée devant ?
Elle - Hin, hin, hin... Non, c'est juste aujourd'hui, y'avait de la place.
Moi - Ben, t'arrives à 8h, y'a toujours de la place.
Elle - Ouais mais non, d'abord, je fais ce que je veux, j'ai pas à me justifier, pourquoi tu me poses toutes ces questions ?
Moi, devant tant de stupidité, je suis impuissant, je laisse tomber.
17:14 Publié dans Boulet, Quotidien passionnant | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
24 mai 2006
L'Everest, le nirvana, bref, le summum
Avertissement préliminaire : Ce qui suit touche au sublime, à l'indicible, bref, à la connerie pure. Pas le minerai de connerie dont on est obligé d'extraire la connerie pure pour mieux la travailler. Non, là, on touche à la pureté de la connerie. Cette note présente le summum de la connerie de Boulet. La connerie qui fera passer les suivantes pour fades, sans intérêt. Que ceux qui ne veulent pas être déçus par la suite se réservent cette note pour plus tard. Le contrat de Boulet se terminant mi-juin, l'attente ne sera pas longue et le bonheur intense. Pour les autres qui veulent quand même braver la connerie ultime, accrochez-vous.
La scène se passe ce matin. Un vendredi normal. Non, je ne suis pas passé du côté obscur de la connerie, je sais pertinemment qu'on est mercredi. Mais comme ce soir, c'est week-end, aujourd'hui, on est vendredi. Le téléphone sonne. A ce moment de la note, je voudrais vous faire remarquer combien le téléphone est important dans les conneries de Boulet. Remarquez également que depuis le début de la note, j'ai sorti neuf fois le mot "connerie" (ne recomptez pas, je l'ai fait pour vous), ce qui traduit ma profonde vulgarité. Remarquez enfin que je fais durer le suspense et que je commence à voir certains d'entre vous avec un filet de bave au coin de la lèvre. Donc, le téléphone sonne.
Remettons quand même les choses dans leur contexte. Je travaille (et donc Boulet aussi) dans une entreprise nationale avec plein d'agences partout en France. La hierarchie est donc la suivante : Trou du cul (assistante, technicien ou ingénieur, bref la nana ou le mec qui trime en fermant sa gueule) < Responsable d'agence < Responsable régional < Directeur général < Picsou (celui qui encaisse le pognon). Le DG est celui qui gère l'entité dans laquelle on bosse. C'est donc lui qui signe nos contrats, les différents mémos qu'on peut recevoir. Bref, c'est le sous-chef de Picsou mais le chef de l'entité. Imaginez-vous donc en trou du cul dans une telle société. Vous connaissez votre responsable d'agence, forcément, vous le voyez et lui parlez tous les jours ou presque. Vous connaissez votre directeur régional, il vient vous voir de temps en temps. Et vous connaissez votre DG, au moins son nom et son visage puisqu'il traine sur le réseau de la boîte. Vous ne connaissez pas Picsou. Forcément, il reste chez lui, il compte ses sous. Décor planté, je peux revenir à Boulet.
Le téléphone sonne. Dernière remarque et je rentre dans le vif du sujet. Entre le moment où le téléphone a sonné une première fois et maintenant, il s'est quand même écoulé deux paragraphes. C'est long, hein ? Mais je vous sais patients... Elle décroche (on progresse, hein ?).
Boulet - Société machin, bonjour !
Interlocuteur - (...) (j'entends pas)
Boulet - Non, il est en congés cette semaine. Je peux prendre un message ?
Interlocuteur - (...)
Boulet - Monsieur Truc ? T - R - U - K ?
Non seulement, je reconnais le nom de Truc puisqu'il s'agit du DG mais en plus, elle écorche son nom en l'épelant. Bref, j'ouvre une oreille.
Interlocuteur - (...)
Boulet - Oui, mais je suis seulement la remplaçante.
Interlocuteur - (...)
Boulet - Début février.
Interlocuteur - (...)
Boulet - Bah, vous savez, j'ai bientôt fini mon contrat. Donc, je...
Interlocuteur - (...)
Boulet - Très bien, au revoir.
Les plus perspicaces d'entre vous auront rempli eux-mêmes certains dialogues, au moins dans leurs grandes lignes. Bref, Boulet est là depuis 4 mois, elle a signe un contrat avec le nom du DG dessus, elle voit passer des kilos de notes signées par le DG, elle a même son nom sur le tableau à côté d'elle avec certaines notes d'affichées. Sauf que, après avoir raccroché, elle vient vers et me demande : "C'est qui, monsieur Truc ?". Moi, comme je suis gentil (si, si...), je lui réponds que c'est le DG. "Ah ouais ? Ben il est pas sympa, il m'a envoyé chier !". Hem, ma grande, quand on reconnaît pas son grand chef, c'est normal qu'il t'envoie bouler. Maintenant, l'intégralité du dialogue puisqu'elle me l'a détaillé.
Boulet - Société machin, bonjour !
Truc - Oui, c'est monsieur Truc. Chef, s'il vous plaît
Boulet - Non, il est en congés cette semaine. Je peux prendre un message ?
Truc - Ben demandez-lui qu'il me rappelle
Boulet - Monsieur Truc ? T - R - U - K ?
Truc - Mais... Vous êtes de la société ? Vous êtes l'assistante d'agence ?
Boulet - Oui, mais je suis seulement la remplaçante.
Truc - Et vous êtes là depuis quand ?
Boulet - Début février.
Truc - Et bien il vous faudrait peut-être apprendre à connaître la société dans laquelle vous travaillez !!
Boulet - Bah, vous savez, j'ai bientôt fini mon contrat. Donc, je...
Truc - Bonne journée, au revoir.
Boulet - Très bien, au revoir.
Boulet, non contente de s'être fait ridiculiser par le DG en était plutôt fière puisqu'elle a raconté à qui voulait l'entendre que "tu sais pas quoi ? Ben y'a le DG qui a appelé. Et moi je savais même pas qui c'était." A sa mort, on devrait peut-être donner son corps à la science. Et encore, elle risque de nous répondre qu'elle n'est pas non plus une poubelle et que, par conséquent, faudrait pas trop trainer nos déchets dans le coin. Quant à moi, les qualificatifs ne manquent pas : abasourdi, consterné, abattu, ...
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23 mai 2006
Franchissement de ligne jaune
Vous est-il déjà arrivé de ne plus pouvoir supporter quelqu'un au point où vous êtes exaspéré par sa moindre parole, par son moindre geste, sa moindre attitude ? Je suis rentré dans cette phase avec Boulet.
Hier matin, je suis ne suis pas arrivé au bureau dans le meilleur état de forme qui soit. Quand je rentre, je vais d'abord saluer l'assistante de la filiale d'à côté. Comme elle a son bureau juste en face de l'entrée, c'est elle que je vois en premier. Après, j'arrive dans "mon" bureau. Je dis "mon" mais je n'ai pas de bureau spécifique, du moins de pièce spécifique pour moi. C'est juste une sorte de plateau avec mon bureau, celui de mon collègue, les deux étant séparés du bureau de Boulet par des armoires. Sauf que, quand on rentre là-dedans, la première qu'on voit, c'est Boulet. Donc, revenons hier matin. J'arrive, je vais dire bonjour à la miss et on échange les politesses d'usage. Toujours avec la tête dans la partie la plus charnue de mon anatomie, j'arrive dans mon bureau et l'autre tachonne remarque sans peine que je suis crevé. Ne me demandez pas pourquoi, elle se marre. Sauf que, ce qu'elle ne sait pas, c'est quand je suis crevé le matin, je suis très mauvaise humeur. Ma réaction ne se fait pas attendre : "Euh, Boulet, si tu pouvais éviter de te foutre de moi..." De mauvaise humeur, mais poli.
Et toute la matinée, tout ce qu'elle pouvait faire m'énervait. Elle a en particulier remis le couvert avec son classement et ça eu le don de m'horripiler au plus haut point.. Je me suis donc résolu à trouver une visite de chantier à faire, si possible le plus loin possible. Et j'ai trouvé deux trois trucs à aller voir du côté de Montébliard. J'en ai d'ailleurs profité pour faire deux trois courses dans un magasin dont j'avais suivi le contrôle. Leurs produits frais, en particulier fruits et légumes sont vachement bons et pas plus cher qu'en grande surface. Si vous habitez la région, je peux vous donner l'adresse.
Je m'égare de mon sujet. Pour conclure sur Boulet, j'en suis donc arrivé à un point où je ne plus du tout l'encadrer. Bonne nouvelle, elle n'est là plus que pour 3 semaines et demi, soit 16 jours ouvrés. Oui, je sais, j'en suis arrivé à compter les jours où j'allais encore la voir, ça devient grave. Que me conseillez-vous pour faire passer la pilule en douceur ?
10:43 Publié dans Boulet | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
05 mai 2006
Vous connaissez la dernière ?
Six notes sans parler du boulet, c'est long, non ? Alors, pour me faire pardonner, je vous narre deux anecdotes subtiles de délicatesse qui ont valu à notre boulet national de risquer le coup de boule et de se voir raccrocher au nez.
Tout d'abord, remettons la première anecdote dans son contexte. L'assitante que Boulet remplace est en congé maternité. Sauf que, trois semaines après la naissance du petit, elle a trouvé le moyen de nous faire une jolie péritonite aigüe qui a nécessité 10 jours à l'hôpital. Rassurez-vous, tout va bien. Entre temps, elle nous avait fait une complication. Avec une collègue, on en discutait à côté de Boulet. On était un peu inquiets, on se rassurait en se disant que, allez, c'est pas grave, ça va bien se passer. Et là, c'estle drame, ma collègue se retourne vers Boulet qui éclate de rire. On se regarde, consternés.
Moi - Ben c'est bien, y'en a à qui ça fait plaisir !
Boulet - Oui, c'est une façon de voir.
Y'a ma collègue qui a failli lui en retourner une.
Ensuite, nouvelle mise en situation. Je suis à Montbéliard, soit à 3/4h de Besançon. J'arrive sur le lieu d'un rendez-vous. Mon téléphone sonne.
Boulet - Oui, Christophe, bonjour, c'est Boulet.
Moi - Oui ?
Boulet - Y'a Machin (collègue) qui voulait savoir si tu allais à la réunion Truc.
Moi - Non, là, je suis à Montbé, j'avais pas prévu d'y aller.
Boulet - Non, parce qu'il m'a demandé de te donner les indications pour aller sur le chantier.
Moi - Ah oui, on en avait parlé.
Boulet - Je te les donne ?
Moi - ??!!?? Hem... Non, là, ça va pas me servir à grand chose...
Boulet - Ben, j'en fais quoi alors ?
Là, cruel dilemme, réponse expéditive du genre "tu te les fous dans le c** et t'arrêtes de me faire ch*** pour des conn****s de ce genre !" ou réponse courtoise du genre "garde-les bien précieusement sous le coude et tu m'en parleras quand je rentrerai au bureau en milieu d'après-midi."...
Moi - Tu me mets un post-it sur mon bureau. Merci, salut.
Et j'ai raccroché là-dessus. Comme le mec de mon rendez-vous était à côté de ma bagnole à ce moment, je lui ai raconté, il était mort de rire. Forcément, il ne supporte pas Boulet à longueur de journée. Veinard...
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24 avril 2006
Impossible n'est pas Boulet !
Je pense que vous allez finir par croire que je suis mythomane, que tout ce que je raconte est le fruit de mon imagination fertile. Je ne peux plus vous assurer que tout est vrai. Les dialogues ne sont sans doute pas retranscrits au mot près mais l'idée, la situation est là, bien réelle. Même celle-ci...
Mise en situation. Aujourd'hui, pas de chef. le mien est absent pour une semaine (congés), l'autre seulement aujourd'hui. Oui, y'a plusieurs chefs car plusieurs entités de la même boîte dans la même agence et un chef par entité. Bref, ambiance détendue au bureau. Allez savoir pourquoi, une collègue commence à déconner et à lancer un sondage : "Est-ce que t'as déjà joué au docteur, quand t'étais môme ?" Tout le monde en rigole tout en y répondant. Jusqu'à ce que le sondage arrive jusqu'à Boulet. Et là, même dans nos espérances les plus folles, on n'avait pas espéré une telle réponse...
"Au docteur ? C'est quoi, ça ? Le jeu où on doit retirer des organes d'un corps avec un pince sans que ça bippe ?"
Pour elle, "jouer au docteur", c'est jouer à "Docteur Maboule", le jeu MB (ou Ravensburger). Comment voulez-vous que tout le monde ne soit pas plié en quatre sous les bureaux à plus pouvoir respirer ?
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21 avril 2006
J'ai gagné quoi ???
Je suis heureux de ma performance. Le boulet me fais la gueule. Bon, elle m'a fait la gueule aujourd'hui. Pas un mot, rien, que dalle, nada, oualou. Après, avec sa cervelle de mouette, rien ne dit qu'elle ne sera pas joasse lundi. Mais je vous vois venir avec vos gros sabots. Pourquoi me fait-elle la gueule ? Z'inquiétez pas, je raconte !!
J'arrive au bureau à 10h30. J'étais au fin fond du Haut-Doubs à 9h. Pour information, y'a encore de la neige là-haut... Dans la foulée, je passe sur un chantier dans le coin. Et j'arrive au bureau. En même temps que le facteur. D'habitude, c'est une gentille factrice, mais pendant ses congés, c'est un gentil facteur qui monte le courrier au bureau (détail important pour la suite) alors que la factrice se contente de le laisser dans la boîte aux lettres. Autre détail important, c'était la deuxième semaine de congés de la factrice. Comme vous avez suivi, c'est donc la deuxième semaine qu'on voyait chaque jour le facteur nous déposer le courrier. Sauf qu'aujourd'hui, le facteur me voit arriver avec ma voiture marquée du nom de ma boîte. Il s'arrête et me file le courrier. Je le remercie et je pose le paquet de courrier sur le capot de ma voiture. Je continue de trifouiller dans ma voiture, je rassemble ma veste et mes affaires et je sors de mon bolide.
Et là, c'est le drame. Je la vois, devant moi, le paquet de courrier à la main. Elle était descendue chercher le courrier.
Moi (en rigolant) - Fallait pas t'inquiéter, j'allais pas rester dans ma voiture, j'allais monter.
Elle - Ouais mais je suis descendue à ce moment-là, c'est le hasard.
Etant donné qu'il s'était facilement écoulé une paire de minutes entre le moment où le facteur s'est barré et le moment où elle est descendue, j'ai du mal à croire au hasard.
Moi (clairement exaspéré) - Ca fait deux semaines que le courrier monte tout seul au bureau dans les bras du facteur !! Tu vas pas me dire que t'a pas encore remarqué ??? Tu te fais tant chier que ça que tu peux pas attendre deux minutes que j'arrive avec le courrier ???
Elle - Oh mais je fais ce que je veux, hin, hin hin...
Sauf que, quand je parlais, je me dirigeais en même temps vers l'escalier. Et elle a dû terminer sa phrase que j'étais arrivé au palier du 1er étage. Comme en plus, je lui ai pas dit bonjour, ça a du la perturber.
Du coup, en bonus, elle a pretexté un rendez-vous chez le coiffeur pour ne pas venir au pot que faisaient deux collègues dont l'assistante titulaire pour la naissance de leurs gamins. TANT MIEUX !!
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