14 avril 2008

Un homme m'a offert un bouquet de fleurs

Il y a quatre ans, il m’avait invité à une de ses fêtes. Chez lui, on appelle ça bodega. A l’époque, je n’avais pas eu de nouvelles de lui depuis près de cinq ans. J’étais donc tellement content que je m’étais précipité à son invitation. Sauf que ce n’était plus pareil. Ce n’est pas que j’ai été déçu. J’ai eu simplement du mal à m’imprégner de cette ambiance différente de celle que je connaissais. Mais avec l’habitude, j’ai fini par apprécier ce son, cette atmosphère. Il avait même ressorti pour une tournée quelques vieilleries réarrangées. Depuis, plus de nouvelles, à quelques apparitions près. Il se faisait désirer. Alors, le 31 mars, pour s’excuser de cette longue absence et de ses beaux dégâts qui m’avaient laissé perplexe, il est revenu avec un bouquet de fleurs. Des roses et des orties.

1105629118.jpgAlors, j’ai regardé les treize fleurs, l’une après l’autre. Ou plutôt, je les ai écoutées, ces treize nouvelles chansons de Francis Cabrel. Le chanteur nous tend d’abord une rose, jolie ballade avec une guitare hispanisante. Cette rose sert à mieux faire passer les quelques orties que Cabrel envoie aux politiques (Les cardinaux en costume), aux religieux (Le chêne liège) ou à ceux pour qui seul l’apparence compte (Le cygne blanc). On se dit alors que Francis est devenu plus aigri, plus engagé, qu’il n’est plus capable d’écrire de jolies chansons dont il a le secret. C’est alors qu’il sort deux roses dont une très belle chansons humaniste (Des hommes pareils). Il n’oublie également de se faire trois petits plaisirs en adaptant trois chansons anglo-saxonnes. En passant, il aura réfléchi sur l’engagement des artistes (Des gens formidables).

Musicalement, Francis Cabrel se renouvèle tout en réussissant à garder son identité. Après avoir expérimenté les cuivres sur son précédent album, il revient à des choses simples en ajoutant sur une paire de chansons une guitare nylon ou un accordéon qui donnent une sonorité particulière (Elle m’appartient, adapté de Dylan). Inutile de parler des textes, quoi qu’on dise, Francis Cabrel reste une plume merveilleuse. Il réussit à parler de sujets graves sans être direct, violent ou ridicule, toujours en finesse.

Bilan, Des roses et des orties se révèle être un sublime album. Il est difficile de dire s’il s’agit du meilleur album de Cabrel. Samedi soir sur la Terre et Hors-Saison sont également des merveilles. Toutefois, il est indéniable que ce bouquet restera dans les mémoires comme un album majeur de l’artiste. Comme vous avez été sages, je vous offre les dernières secondes de l'album.

podcast

07 février 2008

Et on tourne la page 27...

Au bout du téléphone, il y a votre voix.
Et il y a des mots que je ne dirai pas,
Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire
Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres.
Je voudrais vous les dire
Et je voudrais les vivre
Je ne le ferai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je suis seul à crever et je sais où vous êtes.
J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître
Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien.
Je voudrais arriver, je reste, je me déteste,
Je n'arriverai pas,
Je veux, je ne peux pas
Je devrais vous parler,
Je devrais arriver
Ou je devrais dormir
J'ai peur que tu sois sourde
J'ai peur que tu sois lâche
J'ai peur d'être indiscret
J'ai peur de ne pas vous dire que je t'aime... peut-être



Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
Et si ce jour-là tu as de la peine
A trouver où tous ces chemins te mènent
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi

Mais si tu crois un jour que tu m'aimes
Ne le considère pas comme un problème
Et cours et cours jusqu'à perdre haleine
Viens me retrouver
Si tu crois un jour que tu m'aimes
N'attends pas un jour, pas une semaine
Car tu ne sais pas où la vie t'emmène
Viens me retrouver
Si le dégoût de la vie vient en toi
Si la paresse de la vie
S'installe en toi
Pense à moi
Pense à moi

Mais si tu...

16 janvier 2008

Centre-ville

Il y a au centre-ville
De l'eau qui coule au bord des rues
Et qu'on balaye au jour levé
J'irai du pas tranquille
De ceux qui ne sont jamais revenus
Et qui n'ont rien à regretter

Parce que, tu vois
Bien sûr, tu ne m'as pas dit de te suivre
Et là, j'suis d'accord
Y'a tellement de choses à voir dans ton sourire quand tu dors
J'ai le souvenir d'un grand bateau blanc sur la mer de ton corps
Mais je n'pense pas
Qu'j'étais fait pour vivre
A son bord

Il y a, vers la presqu'île,
Des barques qui s'en vont le soir,
Vers où nous ne serons jamais allés.
Les adieux difficiles
De ceux qu'on ne va jamais revoir
Laissent tant de choses à oublier

Parce que, tu vois,
Bien sûr, tu ne m'as pas dit de te suivre
Et là, j'suis d'accord
Y'a tellement de choses à voir dans ton sourire quand tu dors.
J'ai le souvenir d'un grand bateau blanc sur la mer de ton corps
Mais je n'pense pas
Qu'j'étais fait pour vivre
A son bord...
A son bord...


Paroles et musique : William Sheller
Spéciale dédicace à qui se reconnaîtra

03 décembre 2007

Musique... Que tout le monde se metteà danser...

Musique pas super d’actualité

06a10c320f24964b1d90d8051f6f037d.jpgJ’ai réécouté récemment l’album Live au Châtelet de Raphaël. Non content de réinterpréter ses succès issus en particulier du très bon album Caravane, le garçon reprend quelques titres issus des répertoires des petits camarades (Christophe, Alain Bashung ou Barbara par exemple). Il réinterprète également le poème Sur mon cou que je vous ai publié il y a quelques jours. Musique acoustique, ambiance éthérée, belle voix, un album très très sympathique à l’écoute.


Musique d’actualité

02b62a7a7fd98b8bc759eaefa8e08c33.jpgMon dernier coup de cœur est une comédie musicale qui ne veut pas en être une. La mécanique du cœur, dernière production de Dyonisos est l’adaptation musicale du livre du même titre écrit par le chanteur du groupe, Mathias Malzieu. Le groupe en profite pour inviter des amis pour interpréter les différents personnages, de Olivia Ruiz à Grand Corps Malade en passant par Jean Rochefort ou Emily Loizeau.

L’histoire raconte la vie de Giant Jack, né le jour le plus froid du monde et sur lequel on a remplacé le cœur gelé par une horloge. Pour ne pas avoir trop de soucis, il lui est demandé de ne pas forcer sur la mécanique et donc, de ne pas avoir d’émotions fortes. C’est sans compter sur cette petite chanteuse dont il tombe amoureux...

Musicalement sophistiqué, l’album bénéficie également de textes léchés et d’ambiances très particulières. On se laisse porter par l’histoire et ce son pop-rock est vraiment excellent. La mécanique du cœur est inévitablement un album majeur de Dyonisos.


Musique sur scène

Le 26 septembre dernier, j’étais au Zénith de Dijon pour voir Zazie sur scène. Je me rends compte que je ne vous en avais pas parlé. Pour être franc, j’en suis ressorti avec un sentiment très mitigé. D’un côté, le show est parfaitement rôdé, on sent que les musiciens s’amusent vraiment et que l’artiste prend un plaisir certain à être sur scène. J’ai également apprécié certaines réorchestrations et la reprise de Jacques a dit que Zazie a écrit pour Christophe Willem.

Malgré tout, le show était peut-être un peu trop rôdé. On sent beaucoup de professionnalisme et on n’a pour ainsi dire aucune surprise. Le spectacle, un rappel, emballé, c’est pesé. Et puis cette sensation un peu bizarre de la fausse émotion de Zazie qui laisse un goût amer dans la bouche par moments. Malgré tout, un moment sympathique. Quelques jours après le concert intimiste de Mayra Andrade sous un chapiteau place Granvelle à Besançon, le grand écart était inévitable.


Musique à la télé

Il y a quelques semaines, France 2 avait diffusé un hommage à Michel Berger (vaguement) présenté par France Gall. Déjà, un mot sur elle. Ca m’a sidéré quand j’ai appris qu’elle avait 60 ans alors que je lui en donnais dix de moins.

Plein d’artistes ont repris plein de chansons de Michel Berger. Plus que des reprises, on a eu le droit à des réorchestrations, des réinterprétations. J’ai découvert la voix extraordinaire de Christophe Maé et , comble de tout, même la version de Laissez passer les rêves par Diam’s m’a plu. Pourtant, s’il est bien quelqu’un que je ne peux pas voir, c’est Diam’s. Est Leslie dont je me demande encore aujourd’hui ce qu’elle foutait là. Voilà donc une vraie émission musicale à qui l’on reprochera juste de ne pas être en live.

21 novembre 2007

Sur mon cou

Sur mon cou sans armure et sans haine, mon cou
Que ma main plus légère et grave qu'une veuve
Effleure sous mon col, sans que ton cœur s'émeuve,
Laisse tes dents poser leur sourire de loup.

Ô viens, mon beau soleil, ô viens, ma nuit d'Espagne
Arrive dans mes yeux qui seront morts demain.
Arrive, ouvre ma porte, apporte-moi ta main
Mène-moi loin d'ici battre notre campagne.

Le ciel peut s'éveiller, les étoiles fleurir,
Ni les fleurs soupirer et des prés, l'herbe noire
Accueillir la rosée où le matin va boire,
Le clocher peut sonner : moi seul, je vais mourir.

Ô viens, mon ciel de rose, ô ma corbeille blonde !
Visite dans sa nuit ton condamné à mort.
Arrache-toi la chair, tue, escalade, mords,
Mais viens ! Pose ta joue contre ma tête ronde.

Nous n'avions pas fini de nous parler d'amour.
Nous n'avions pas fini de fumer nos Gitanes.
On peut se demander pourquoi les cours condamnent
Un assassin si beau qu'il fait pâlir le jour.

Amour, viens sur ma bouche ! Amour, ouvre tes portes !
Traverse les couloirs, descends, marche léger,
Vole dans l'escalier plus souple qu'un berger,
Plus soutenu par l'air qu'un vol de feuilles mortes.

Ô traverse les murs, s'il le faut marche au bord
Des toits, des océans, couvre-toi de lumière,
Use de la menace, use de la prière,
Mais viens, ô ma frégate, une heure avant ma mort.


Jean Genêt (1952)

24 octobre 2007

News musicales

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé musique. J'en profite donc pour faire un petit point sur mes dernières écoutes, les bonnes comme les moins bonnes.

8fa507b11ab5f293ddf86ae4bfadd603.jpgOn commence par une déception. Le deuxième album Coupés bien net et bien carré de Sandrine Kiberlain est quelconque. Peut-être trop proche du premier, je ne sais pas. Je ne retrouve pas la fraîcheur de Manquait plus qu'ça sinon dans une paire de chansons (La chanteuse en particulier). En plus, à chaque fois que je vois la pochette et ces longs cheveux en guise de cils, je suis mal à l'aise.

6cf3d3fe2dc1e551723b8a426e243cc8.jpgOn continue avec une surprise. Je déambulais dans les rayons musique du Forum de besançon et une musique de fond sortait des hauts-parleurs. Jazz rythmé avec que des cuivres et un peu de percus. Original et sympathique à la première écoute. Je demande donc poliment au vendeur ce dont il s'agit. Il me tend le CD. A la fin de ma visite, j'ai quand même craqué et je vous invite donc tous à découvrir l'album éponyme du Hot 8 Brassband.

cdd7f385e640bf41db455c769686c01e.jpgOn continue dans le très bon. Dans le très classique mais dans le très bon quand même. Le dernier album de Katie Melua, Pictures, est une merveille. Oh, bien sûr, elle ne se renouvelle pas du tout mais quel plaisir. Là, vous allez me dire, tu fais le reproche à Sandrine Kiberlain de ne pas changer et tu en fais un compliment pour Katie Melua. En effet. Mais, c'est mon blog et je fais ce que je veux. Et puis, avec la jolie voix de la demoiselle, je ne vois pas bien ce qu'elle pourrait chanter d'autre que ces ballades somptueuses. Je recommanche chaudement.

9cb8b58fde147ace40b43c817a86c195.jpgEnfin, place à un album d'exception. Lifeline, pondu par Ben Harper and the Innocent Criminals est une merveille. Remontant à la source du blues, ce disque envoûtant s'écoute avec un plaisir non dissimulé. Je ne sais pas bien quoi rajouter tant l'écoute de ce disque se suffit à elle-même. Une vraie merveille qu'il est indispensable de posséder dans sa discothèque.

Voilà, ce sera tout pour l'instant. Nourrissez vos oreilles de ces pépites, elles vous remercieront. En plus, j'imagine que vos oreilles ont écouté la Star Ac hier soir, donc, forcément, elles vous remercieront plutôt deux fois qu'une ! En fait, non, avec toutes mes notes musicales, vous n'écoutez pas la Star Ac, ce n'est pas possible, je vous fais confiance ! :o)

21 septembre 2007

J'avais l'air con

Remarque préliminaire: Quand vous aurez lu toute la note, vous vous direz sans doute que le titre est mal choisi par rapport à un tel moment. Mais, quand je l'ai trouvé, il m'a plu et je l'ai gardé. En effet, parce que...

Oui, j'avais l'air con, hier soir sur les coups de 22h30 et des poussières. Si, je vous assure, mettez-vous dans la peau d'un passant, dans les rues du centre-ville de Besançon qui croise un autre passant (moi, en l'ocurrence, essayez de suivre un peu, s'il vous plaît), un sourire limite niais aux lèvres et une démarche pas franchement alerte. Forcément, vous, vous vous moquez, gentiment, sous votre barbe. "Regarde-moi ce crétin avec son sourire à la con, limite il doit être bourré."

Que nenni, j'étais heureux. Sur mon petit nuage. Comme après un de ces moments merveilleux dont on regrette qu'il se termine. Évidemment, tout ça, grâce à une femme. Évidemment. Cette femme, c'est Mayra Andrade. Chanteuse de son état, cap-verdienne de sa nationalité, merveilleuse et divine de ses qualités. cb6bd49ad804179361e58e7ac2eabdd8.jpgElle était ce soir à Besançon dans le cadre du festival de musique de Franche-Comté afin de nous faire découvrir la musique cap-verdienne déjà mise en valeur avec Cesarià Evora. C'était juste magique.

La demoiselle a déjà oublié d'être vilaine ce qui ne gâte rien. On oubliera le petit souci technique de sa robe qui a fait rire certaines personnes qui avait oublié d'ouvrir leurs oreilles. On oubliera le petit rigolo qui faisait des vannes et que la douce Mayra a bâché à chaque fois. On retiendra la voix fabuleuse de la chanteuse, de ces voix qui ne sont pas pures et claires mais avec ce petit quelque chose de rauque qui lui donne un charme dingue. On retiendra que les quatre musiciens ne jouaient pas mais qu'ils s'amusaient, qu'ils prenaient un plaisir évident qu'ils nous ont fait partager. On oubliera que certaines personnes n'ont pas été conquises (comment ne pas être conquis ?) ou envoûtées par ce charme. On retiendra cette musique tellement magnifique que les pieds, la tête et tout le corps se met de lui-même à bouger, à dodeliner, à danser. Je retiendrai ces moments où je sentais ce plaisir monstrueux à l'intérieur de moi. On retiendra cette belle et triste histoire de cette mendiante de Praia qui était une princesse. On oubliera que le concert était forcément trop court. On n'oubliera pas cette rencontre somptueuse. Non, vraiment, on n'oubliera pas.

Je vous invite sincèrement, si vous en avez l'occasion, à découvrir cette belle artiste qu'est Mayra Andrade et sa musique si... mmmh...
And now, enjoy !


28 août 2007

Le Lacrymal Circus

Une vieille deux-chevaux qui tousse
Déversait des prospectus
"Ce soir, vingt heures, venez tous !
Entrez au Lacrymal Circus !"

J'étais seul et je cherchais
Un abri contre la bruine
J'ai pris ma place au guichet
D'une roulotte qui tombe en ruine

Au Lacrymal Circus
On y voit ce qu'on veut y voir
Ce soir, des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois
Dans les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souvenirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Et j'ai froid

Un vieux lion à bout de forces
A cligné trois fois des yeux
Il me disait, je crois, en morse
"Je peux pas sauter, j'ai peur du feu !"

Puis un clown neurasthénique
A pleuré sur mon épaule
"J'ai beau faire mes gags scéniques
Quand je tombe, je suis pas drôle !"

Au Lacrymal Circus
On y voit ce qu'on veut y voir
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois
Dans les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souvenirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Et j'ai froid

Au Lacrymal Circus
On y voit ce qu'on veut y voir
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois
Dans les tentures rouge et or
Quelques vieilles connaissances
Des souvenirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Un étrange ballet équestre
Hennissements et ruades
Y'a qu'un tambour à l'orchestre
Tous les cuivres sont malades
Ceux qui soufflent n'ont plus d'air
Il ne reste que ceux qui tapent
Il ne reste que ceux qui tapent
Il ne reste que ceux qui tapent

Au Lacrymal Circus...


Paroles et musique : Renan Luce (Repenti, 2006)

18 août 2007

Si, maman, si

Tous mes amis sont partis
Mon cœur a déménagé
Mes vacances c'est toujours Paris
Mes projets c'est continuer
Mes amours c'est inventer

Si, maman, si
Si, maman, si
Maman, si tu voyais ma vie
Je pleure comme je ris
Si, maman, si
Mais mon avenir reste gris
Et mon cœur aussi

Et le temps défile comme un train
Et moi je suis à la fenêtre
Je suis si peu habile que demain
Le bonheur passera peut-être
Sans que je sache le reconnaître

Si, maman, si...

Mon cœur est confortable, bien au chaud
Et je lasse passer le vent
Mes envies s'éteignent, je leur tourne le dos
Et je m'endors doucement
Sans chaos ni sentiment

Si, maman, si...


Paroles et musique : Michel Berger (1977)

14 août 2007

Anna, je t'aime

Lovers dream


Please put me to sleep
If there's room beneath your feet
See, I left my home
I could not get used to living alone

Put me to rest
Lay your head on my chest
Hold my hand
When you leave
Don't wake me up
Just to see how you say goodbye

Maybe I could be yours
Maybe you could be mine
God, I waited so long
Maybe my time has come
To walk by your side

Please put me at ease
Now my soul is ready for peace
Give me the lover's curse
Now I am ready for you
My rebel, my hope

Maybe I could be yours
Maybe you could be mine
God, I waited so long
Maybe my time has come
To walk by your side


Paroles et musique : Anna Ternheim - Separation Road (2006)

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