24 mars 2009

La lumière après l'accident ?

J'étais parti, là, tout de suite, à l'instant pour vous écrire une note. A chaud, comme ça. J'étais passablement énervé d'entendre deux nanas piailler des futilités de bas étage depuis une demie-heure. Oh ben mon gamin, il a des poux. Oh ben les répulsifs, ça sent mauvais. Oh ben t'as vu, il pleut. Pouah, mais quel intérêt à tout ça ? En fait, tout ça se révèle encore plus depuis quelques jours

Un ami, un vrai, un mec bien a eu un accident de santé. Pas une bricole. Un arrêt cardio-pulmonaire. Coma artificiel pendant plus de 24 heures, réanimation et tout le bazar. Depuis, rassurez-vous, tout va mieux. Un truc insensé, même, d'après les médecins, de se remettre aussi vite d'un truc aussi important. Sauf que, pendant les heures délicates, quand on ne connaît pas la gravité du truc, quand la vie même est en jeu, quand on reste accroché aux nouvelles (forcément trop rarement) lâchées au téléphone par la copine, on ne pense pas aux petits détails de la vie quotidienne. Forcément, il hantait mon esprit à longueur de journée, oscillant entre les pensées positives et les visions pessimistes. J'étais seul à le savoir dans mon entourage professionnel. Pourtant, c'est un ancien collègue. Autour de moi, j'entendais tout ce qui se passait. J'entendais, je n'écoutais pas. Pas besoin. Ah, il fait beau aujourd'hui. Oh, non, encore le téléphone qui sonne. Mais qu'est-ce que j'ai fait de mon stylo ? Ah ben dis donc, t'es pas bavard aujourd'hui.

J'admets que je ne sois pas bavard. Simplement, quand je m'exprime, j'ai la prétention de penser que mes propos apportent quelque chose, même quand il s'agit de déconner ou de parler football. Cet accident malheureux m'a au moins permis de faire la lumière sur l'inutilité de certaines conversations, de certaines personnes. Oh, je sais, ça peut paraître violent au premier abord. Malgré tout, avec ces personnes, parfois, je passe d'excellents moments. Sans doute débranché-je le cerveau à cette occasion, je ne me rends pas compte. Ca m'a également permis de me dire, qu'au fond, je ne dois pas totalement avoir tort sur ma façon d'être et de raisonner. Prétentieux, peut-être, je ne sais pas, à vous de me dire.

06 juillet 2007

Pour résumer ce blog

Voilà un petit défi que je me lance et que j'ai piqué ici. Comme le garçon a repris texto le speech d'introduction, j'en fais de même. En plus,ça tombe bien, il est suffisamment parlant.

C'est en effectuant ce petit exercice ce week-end que je me suis dit qu'il serait intéressant de le faire partager, d'autant plus que cela présente un intérêt certain pour votre blog et vos lecteurs. Si vous deviez ne garder que 10 articles parmi tout votre blog, lesquels choisiriez-vous ?

Si vous vous demandez pourquoi faire cette liste, voici quelques explications toutes simples :
 -
afin de favoriser un nouveau lecteur qui arrive sur votre blog, et qui voudrait en savoir plus,
 - afin de faire revivre vos anciens articles, qui peuvent être oubliés après publication, 
 - afin de dynamiser un peu les blogs en cette période un peu trop calme dans la blogosphère, 
 - afin de favoriser le référencement de votre blog dans les moteurs de recherche, car ces liens favoriseront la diffusion du Page Rank dans vos pages internes, surtout si vous les mettez en avant dans votre sidebar par exemple, ou dans le menu, comme c'est le cas sur ce blog avec le lien "Les Essentiels" que vous pouvez voir ci-dessus (ça me concerne pas, ça...).

Et on y met quoi dans cette liste ? En gros, ce que vous voulez, mais pour rester dans l'idée de départ, faudrait y mettre des articles qui ont marqué l'évolution de votre blog, comme votre premier post, celui qui a été le plus lu, le plus commenté, mais aussi des articles qui vous ont touché lorsque vous les avez écrit, qu'ils aient eu un bon accueil par vos lecteurs ou non. En fait, mettez-y ce que vous voulez !

1. Ma première note.
Avec plus de deux ans de recul, je trouve le concept de base de ce blog présomptueux, voire prétentieux. C'est pour ça que le nom du blog a changé et qu'il ne correspond plus à l'adresse. C'est également pour ça que vous pourrez trouver, ça et là, des notes supprimées par mes soins.

2. Un spleen dans les rues de Paris
Probablement la note dont je suis le plus fier. Parce que je me souviens l'avoir écrite d'une seule traite. Parce que les quelques commentaires qui y ont été apposés m'ont fait plaisir. Parce que je pense encore à cette personne.

3. Sur un fil
Quand j'aime des paroles de chansons, je les mets. Surtout quand elles me touchent ou qu'elles renvoient à quelque chose à l'intérieur de moi, quelque chose d'indicible.

4. Craquage
Parfois, j'ai le blues. Souvent, je le garde pour moi. Rarement, j'en parle. Une fois, je l'ai écrit. Ici. Le coup de blues était réel et mine de rien, je trouve que la note est vachement bien écrite. Et la chanson, la chanson...

5. Imagination
Encore une note dont je suis relativement fier. Une note dont je ne suis pas le sujet principal. Une note qui me fait dire que, quand même, parfois, j'écris des choses construites, sensées et, allez savoir, intéressantes.

6. Quand je me prends pour Agatha Christie
Encore une histoire d'écriture. Il s'agissait d'un défi lancé par un blog dont j'ai perdu l'adresse et le nom. On avait les personnages et leurs trait de caractère et on devait faire une nouvelle sur eux en choisissant le style (romance, SF, etc.). Amateur de policiers, je me suis dirigé vers une enquête criminelle. A le relire, je me dis que l'intrigue est cousue de fil blanc mais qu'importe, je n'en suis pas peu fier.

7. Petit plaisir
Allez lire la note avant de vous imaginer quoi que ce soit, bande de pervers. Sinon, c'est tout à fait le genre d'évènements que j'aime à vivre. Court mais infiniment jouissif. Une de ces passantes que Brassens aimait à décrire.

8. Grrrr !!
Parfois, je gueule. Parfois fort. En voilà un exemple typique. J'aime à penser que je ne suis pas seul à être dans ce cas précis.

9. Le facteur
J'ai repris une idée qu'avait lancé Guy Carlier sur France Inter en 2001-2002, écrire des lettres. Elles sont généralement méchantes parce que j'ai rarement envie de dire quelque chose à quelqu'un que j'apprécie. Lui, par exemple, je l'ai pas aimé, mais alors, pas du tout.

10. Le boulet
Un long épisode de ce blog. Quasiment quatre mois. Quatre mois de conneries, de tâchonnerie, de boulettes. Tout ça grâce à une seule personne. Boulet. Une femme hors du commun. 

03 juillet 2007

Quand je vous dis que j'aurais dû faire psycho...

J'ai une amie très spéciale. Mariée depuis deux ans, un gamin de un an et quelques mois. Depuis plus de sept ans avec son mec mais les trois dernières années marquées par un paquet d'aventures avec d'autres hommes. Elle ne s'en cache pas (du moins, à moi). Quand on en discute, je lui expose le fond de ma pensée, à savoir que ça doit traduire un problème de couple. Elle me répond que non, elle l'aime et elle ne le quittera jamais. Pourtant, elle n'hésite pas à faire sa valise et à se barrer quelques heures quand son mec fait un pet de travers. Pourtant, elle n'hésite pas à dire à son amant lee plus régulier qu'elle quitte son mari pour voir sa réaction. Après, ce qui me sidère le plus dans cette histoire, c'est que son mari ne se doute de rien (encore heureux, me direz-vous...) mais qu'il ne se "rebelle" pas alors qu'elle le mène par le bout du nez et qu'elle en fait ce qu'elle veut. Ce que je vais dire n'est pas du machisme basique mais bon, de temps en temps, faut quand même montrer qui est l'homme. Et là, bon, il est très gentil mais il a un peu le charisme d'une nouille.

Pour en revenir à la miss, des conneries et des vacheries, elle en fait des caisses. Mais elle n'admet pas qu'on en fasse. En fait, pour autant qu'on fasse ce qu'elle attend il n'y a pas de problème. Je me souviens d'un jour de décembre où elle avait envie de faire les marchés de Noël à Strasbourg. Sauf qu'elle "ne pouvait pas" y aller. Je mets l'expression entre guillemets parce que "ne pas pouvoir", chez elle, c'est ne pas avoir envie de dépenser du pognon dans le voyage et n'avoir personne pour l'emmener. Donc, elle a compté sur moi. Sauf que bon, moi, ça me tentait moyen. Elle avait trouvé entre temps un truc pour faire la fête le soir avec des collègues de Strasbourg (dont un de ses amants réguliers). Elle s'était engagée. Derrière, elle m'appelle, m'expose la chose et je ne lui cache pas mon manque d'envie. Je m'en souviens, j'étais devant le vidéo club. Là, j'étais devenu un con asocial et elle m'a fait la gueule pendant une semaine. Elle m'en a moins voulu quand elle a trouvé quelqu'un pour l'emmener.

Le truc sympa aussi, elle n'admet pas qu'on ait une opinion d'elle différente de ce qu'elle veut faire paraître. Sachant qu'elle a un ego surdimensionné et une petite tendance à l'égocentrisme, c'est difficile de lui dire vraiment les choses. Enfin, ceux qui ont une opinion différente ou une façon d'être de la sienne sont forcément des cons. L'exemple le plus frappant, elle est tout sauf pudique. Ce qui fait que je sais à peu près tout de sa vie sexuelle. Bon, je vous rassure, au début, ça fait bizarre. Maintenant, je m'y suis fait, faut laisser glisser. Moi, au contraire, je suis plutôt pudique. Je ne m'en vais pas raconter sur tous les toits mes exploits. Hé ben non, je ne suis pas pudique, je suis coincé.

Après, le propre des amis, c'est de les apprécier tels qu'ils sont. Cette fille là est adorable, on délire bien ensemble. Sauf que parfois, tous ces petitss trucs mis l'un au bout de l'autre, ça m'agace profondément. Alors, j'essaie de lui faire comprendre qu'elle est un peu trop binaire, un peu trop "tout ou rien" dans sa façon d'être. Forcément, elle, ça lui plaît pas, donc elle se braque. C'est là que je constate qu'elle oublie le principe de réciprocité de l'amitié. Si je prends en compte ses critiques et remarques, elle n'en fait pas de même. Limite, elle prends les avis qui vont dans son sens et laisse tomber les autres. Je pense qu'il lui faudrait une bonne grosse claque dans la courge (qui apparaîtrait sous une forme ou sous une autre) pour la faire évoluer. Forcément, pour elle, tout se passe comme elle voudrait, elle n'a pas de raison de changer. Bref, c'est pas gagné...

Alors, ma licence de psycho, c'est bon, je l'ai ??

12 juin 2007

Comment ça, pas le moral ?

Coralie me faisait remarquer récemment que j'étais en période de déprime, ce que j'ai démenti. Disons que mon boulot me pète les bonbons. Sachant qu'il me prend pas loin de la moitié de mon temps en ce moment, ça paraît logique que ça déteigne sur le reste.

Il faut dire que j'ai un responsable que j'ai particulièrement envie de frapper, lapider, étrangler, émasculer (ne rayez pas, y'a pas de mention inutile). Pourquoi ? Parce qu'on est mardi et que monsieur est au bord de la mer. Vous me direz, il est en vacances, il a bien le droit, que diable ! Que nenni !! Monsieur est au bord de la mer, sur son temps de travail, pour deux jours, pour la vidange se son bateau. Vous pensez bien qu'il ne me l'a pas dit, je pense qu'il a remarqué que j'étais limite tendu ces derniers temps...

Donc, pour résumer, il nous manque un mec à l'agence et on arrive pas à recruter. Pendant ce temps-là, je fais des journées de 12h, je fais les 3/4 de la facturation (comprenez, ce sont mes affaires qui ramènent les 3/4 du pognon), je m'engueule avec plein de monde parce que j'ai du retard et j'ai pris mes derniers jours de congés mais je vais devoir venir bosser quand même. Quant à mon chef :
 - il part tous les soirs à 17h30 maxi, 16h30 le vendredi
 - il s'autorise des aller-retours Besac-Mulhouse pour porter des dossiers au lieu de les envoyer par la Poste
 - sur son temps de travail, il s'autorise des après-midi à manger et picoler comme un porc (que son haleine pique les yeux le lendemain matin) en faisant passer ça pour des rendez-vous commerciaux
 - il s'autorise deux jours de vacances pour la vidange de son bateau en pretextant officiellement un voyage d'affaires en Allemagne
 - la meilleure ? il se dit surchargé de boulot.

==> Question 1 : Quelqu'un a-t-il une combine pour un crime parfait ?

Pour en revenir au titre, effectivement, c'est pas la grande forme mais c'est donc principalement dû au boulot. J'ai failli avoir une opportunité de partir mais finalement, ça ne s'est pas passé comme je le voulais. Je pense que ça m'aurait enlevé un poids. Forcément, le soir, je pense à ce que je vais faire le lendemain, je me couche pas forcément tôt mais je me lève tôt. Le soir, je suis cramé donc pas le courage de faire quoique ce soit. L'exemple le plus flagrant, c'est que je n'ai plus le temps ni le courage d'aller au cinéma. Je vous jure, ma bonne dame, c'est pas comme ça que je vais rencontrer une gonzesse !!

==> Question 2 : Z'auriez pas une corde ?

27 mars 2007

Je voulais...

Je voulais vous faire une note sur le fait que j'écrivais pas beaucoup en ce moment. J'allais vous donner quelques explications. Non, je ne suis pas amoureux. Oui, j'ai du boulot. Oui, mon boulot me pète les cou***es en ce moment. Pis je me suis dit que la note serait trop "psychologie de comptoir" alors j'ai renoncé.

Je voulais vous faire une note qui fustigeait le petit Nicolas et la Ségoniaise qui devenaient bleu de peur et commençaient à trembler des genoux quand on leur évoquait le nom de François Bayrou. Oui, pour l'instant, je suis parti pour voter Bayrou et comme dirait la belle Elise, j'assume ! Pis je me suis dit que ça le ferait pas alors j'ai renoncé.

Je voulais aussi faire une note pour raconter que j'avais croisé samedi une blogueuse bisontine dans un rayon "bouquin de cuisine" du Forum bisontin. Sauf que elle, elle ne le sait pas qu'elle m'a croisé parce que, timide comme je suis, j'ai pas osé aller vers elle et demander "Tiens, Coralie ?" et me taper la honte avec pour réponse "ah non, moi c'est Simone...". Que donc, je suis même pas sûr que ce soit elle. Pis comme tout est raconté dans ce paragraphe, j'ai renoncé à en faire une note.

Je voulais faire une belle lettre à deux personnes que j'admire. Comme j'ai pas trouvé d'arguments pour y renoncer, je la ferai dès que je pourrai. Virginie et Raphaël peuvent donc se préparer à recevoir une jolie lettre. Normalement, si tout se passe bien, je l'écrirai demain.

Je voulais vous faire une note sur mes deux derniers coups de coeur musicaux que sont Malibu Stacy et Amy Winehouse. Le premier (qui est un groupe) que j'ai découvert grâce à la pochette de leur album, la seconde que j'ai découvert dans un article de presse. Pis je me suis dit que ça ferait pas grand chose dans la note alors j'ai renoncé.

Je voulais aussi faire une note sur le bouquin que je suis en train de lire et qui est vachement bien. Il s'appelle "la vie (presque) sans pétrole", il est écrit par Jérôme Bonaldi et est donc vachement bien. Comme quoi, le recyclage, c'est moins bien que l'incinération. Pis, bon, je me suis dit que ça intéresserait pas grand monde alors j'ai renoncé.

Bref, avec tous mes renoncements, j'ai réussi à faire une note. Comme ça, on ne pourra pas me taxer de ne pas écrire (n'est-ce pas, belle Elise !). Et en plus, je vous fais du teasing avec ma prochaine note, cette fameuse lettre à Virginie et Raphaël. Qui sont-ils ? A vous de deviner ! Ou alors... Attendez un peu...

29 août 2006

L'effet parabole

Quand j'étais plus jeune, à la belle époque de l'école d'ingénieurs, on me disait que la moyenne dans une même boîte en début de carrière était d'environ trois ans. Au-delà, on passait pour un fonctionnaire qui cherche plus la stabilité que l'évolution. Je m'étais fait une raison et j'avais assimilé ce principe.

Quand je suis entré là où je suis encore aujourd'hui, j'avais toujours ce principe en tête : "je vais rester trois ans, histoire de me former et après, j'irai voir ailleurs". Donc, quand un chasseur de têtes me contactait, je répondais poliment que "non, je me vois contraint de décliner votre proposition puisque je suis dans un cursus de formation" et que "oui, éventuellement, dans 12 ou 18 mois, je serai à l'écoute d'une éventuelle offre".

Et puis, il y a eu une période où j'ai progressivement abandonné moon principe de base. Parce que l'agence tournait bien. Parce que l'ambiance au bureau était idéale. Parce que mon boulot me passionnait toujours autant, peut-être même plus au fur et à mesure que des affaires intéressantes m'étaient confiées. Et puis aussi, ne nous le cachons pas, parce que ça suivait financièrement. Bref, parce que toutes les diodes étaient au vert.

Sauf que, depuis quelques semaines, j'ai quelque peu perdu ma motivation. Avant mes vacances, je pensais que c'était dû à l'usure et à la fatigue, que ça reviendrait avec du repos. Et puis non, c'est pas revenu. Pas spécialement envie de m'arracher pour faire les rapports que j'ai un peu en retard. Pas spécialement envie de me bouger le cul pour aller sur les chantiers. Pas spécialement envie de répondre aux pécores qui posent des questions stupides au téléphone. Pire que tout, le matin quand le réveil sonne, c'est presque sans envie que je me lève.

Vous avez maintenant l'explication du titre. L'intérêt du poste est progressivement monté, a atteint un optimum avant de retomber. Bref, je suis dans une période où je ne sais pas trop quoi faire. Partir et ne pas savoir où arriver ? Et dans ce cas, rester dans le même domaine ou changer ? Ou sinon, rester et espérer que l'envie revienne ? Vos avis sur la question ?

10 juillet 2006

Mourir ensemble

OK, je le concède, hier soir, j'étais amer, déçu et triste à cause de cet échec en finale de Coupe du Monde. Et je m'en suis pris à Zidane. Or, Zidane est un dieu et il ne faut pas offenser les dieux, ça ne se fait pas. Plus sérieusement, son geste est impardonnable, son absence à la cérémonie est inexcusable. Faut-il l'accabler pour autant ? Je vous livre ici un texte que je trouve remarquable que j'ai piqué sur ce site que je trouve tout autant remarquable. Vous noterez un passage en bleu qui résume à merveille le statut de supporter. Pourquoi un tel titre à cette note ? Les Bleus avaient une devise : "On vit ensemble, on meurt ensemble".

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Dimanche soir, ce n'est pas le plus fort qui a gagné, c'est encore le football.

Il nous manquait ça : une finale perdue injustement, dans des circonstances rendues un peu folles, avec une intensité dramatique qui nous renvoie... à des quarts et des demi-finales de Coupe du monde mythiques, quelle qu'en soit l'issue. Cette fois, il s'agissait d'une finale... Comme s'il avait été trop facile de gagner la première, du premier coup.
Désormais, nous pouvons prétendre connaître intimement le football, après avoir ajouté à notre collection cette expérience – aussi douloureuse soit-elle, puisque la déception est bien l'essence même de la vie du supporter. La France rejoint le club des nations qui ont connu la défaite après avoir connu la victoire dans de tels matches. C'est presque un juste retour des choses face à des Italiens dont il devenait difficile de croire que nous les détrousserions indéfiniment. On devait trop de revanches. Il fallait bien qu'un de nos créanciers finisse par nous mettre le grapppin dessus.

La tristesse est proportionnelle à l'espoir né du parcours de cette équipe, du 13 juin au 9 juillet, mais aussi de 1998 à 2006. Les regrets seront éternels. Nous reverrons ces images dans dix, vingt, trente ans. D'autant plus que cette finale entre dans le panthéon de la compétition. Dominant chacune une mi-temps, les deux équipes se sont donné le droit de l'emporter, même si l'emprise française a été beaucoup plus nette avec une ribambelle d'actions dangereuses, et finalement, le sort de la rencontre s'est joué sur ces aléas qui font que le football est le sport le plus injuste qui soit.

Là est l'ironie: l'équipe de France s'est inclinée comme ses précédents adversaires, en se montrant joueuse. C'est cependant tout à son honneur d'avoir voulu renverser son adversaire, et d'avoir été si près d'y parvenir en montrant du panache dans son jeu, en achevant sa transformation en grande équipe au tout dernier jour de la compétition, sur le toit du monde. Pas mal pour une équipe à ce point vilipendée il y a à peine trois semaines. Ces joueurs peuvent être fiers en effet, car tous ont été à la hauteur dimanche, certains produisant même leur meilleur match de la compétition. Il a fallu le talent d'une énorme défense et d'un grand gardien pour leur barrer la route, le reste est littérature.

Mais quelle littérature ! De sa Panenka à son agression sur Materazzi en passant par sa tête de la 104e minute, Zidane a fait et défait cette finale. Les donneurs de leçons salivent déjà à la perspective de faire l'exégèse de ce deuxième geste. Il vient simplement remettre les pendules à l'heure sur un être humain canonisé aux dépens d'une vision plus juste de cet extraordinaire footballeur. Une cuisse saoudienne, un front allemand et un plexus italien peuvent témoigner que c'est un bouillon d'adrénaline qui couve dans sa poitrine et que son apparente impassibilité n'annule jamais la possibilité d'un geste irréparable. On n'échappe pas si facilement à ses démons et il n'est pas étonnant qu'ils resurgissent au moment où la tension de toute une carrière atteint son apogée : à quelques minutes de sa fin sur la plus belle des scènes.

Il n'est même pas question de pardonner ou non cet écart, mais plutôt de le rajouter au portrait d'un personnage dont la richesse et la fascination qu'il exerce doivent plus à cette ambivalence qu'à sa transformation en icône publicitaire. C'est comme ça que nous préférons Zidane, quand il ne colle plus vraiment au message d'une marque agroalimentaire ou d'une compagnie d'assurances. Humain, donc forcément un peu con. Dire "Il méritait une meilleure sortie", c'est ne pas comprendre qu'au contraire, cette sortie a une dimension tragique comme seuls les grands personnages (et pas seulement les grands joueurs) sont capables d'en produire. Là aussi, on en a encore pour des années de discussion.

La Coupe du monde 2006 a donc livré une finale mémorable mais dont nous sommes les victimes. Il y a quelque chose de Séville dans cette défaite, même si les circonstances différent, dans son caractère épique et rageant à la fois, et parce qu'elle fait un pont avec les années 70-80 et avec notre mythologie de la défaite glorieuse. Ce n'est pas une tare, au contraire. Nous sommes là en plein football, contemplant sans y croire les dégâts que le scénariste nous a réservés, après avoir espéré pendant cent vingt minutes qu'il allait choisir la bonne fin pour une histoire trop belle... Mais celle des Italiens l'est-elle moins ? C'est pour cette intensité de sentiments que nous aimons le football, dans l'attente qu'il nous serve, comme autant de miracles, des aventures inouïes. Certaines finissent mal, mais elles ne sont pas moins précieuses : nous devons à cette équipe le privilège de nous en avoir fait vivre une.

Nous voilà donc avec une bonne vieille envie de chialer qu'on fait mine d'ignorer au fond de soi. On y trouve, un peu mêlé, le plus petit chagrin de la fin d'une belle Coupe du monde. Avant de mieux mesurer le chemin parcouru par ce groupe, il va falloir se laisser imprégner par la déception, en boire le calice jusqu'à la lie, revoir l'image de Thuram en larmes – lui le plus sage, le plus détaché, celui qui ne croyait plus en l'équipe de France... Si lui pleure, rien ne nous en empêche plus.

28 juin 2006

J'aurais voulu...

J'aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir faire mon numéro [...]
J'aurais voulu être un chanteur
Pour pouvoir crier qui je suis
J'aurais voulu être un auteur
Pour pouvoir [raconter] ma vie
[...]
J'aurais voulu être un artiste
Pour pouvoir dire pourquoi j'existe


Finalement, j'ai décidé d'être un bloggeur.
Parce que je peux faire toutes ces choses à la fois.


Paroles extraites et adaptées (pour un mot) du "Blues du businessman" de Starmania

01 juin 2006

J'ai failli faire une note, le retour

J'étais parti, j'étais à fond dedans, j'avais mon idée, je commençais à taper ma note. Et puis, pouf, plus rien. Ou du moins, si. La fâcheuse impression que ma note n'allait intéresser personne. Non, mais c'est vrai, parmi mes lecteurs, qui cela peut-il intéresser, le déroulement d'une commission de sécurité et le rôle des pompiers préventionnistes ? Personne. Absolument personne. Donc, j'ai laissé tomber la note. Peut-être qu'elle reviendra, un jour. En revanche, contrairement à la dernière fois, même si la demande est générale, je ne cèderai pas. Pas besoin de vous égosiller le clavier avec des "Mais si, vas-y, raconte !!".

Une fois que tout cela est dit, je me repose la fameuse question. Qui cette note, tout au moins cette absence de note peut-elle intéresser ? Je ne sais pas. Personne, peut-être...

27 mai 2006

Devoir surveillé, vous avez deux heures !

Mise en situation
Vous avez avec une personne du sexe opposé des relations qui ne dépassent pas le cadre de la relation "commerçant - client". Cette personne est plutôt charmante et tout à fait sympathique. Mais vous ne la connaissez pas plus que ça, pour ne pas dire pas du tout.

Question
Cette personne vous souhaite un bon week-end et dit "au revoir" en rougissant. Expliquez la signification de cette réaction.

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