15 septembre 2006
MAAZZ-O-SPORTS
Ça y est vous m’avez tous retrouvée ? Ben il en a fallu du temps hein ! Dernière journée chez l’gars, faut que je soigne ma dernière note avant de rendre les clés, pis après je passerai un ptit coup d’aspi et je ferai la vaisselle.
Alors je vais vous raconter MON parcours sportif depuis toute petite jusqu’à maintenant ( enfin maintenant, c’est beaucoup dire, jusqu’à y’a 5 ou 6 ans, parce que depuis plus rien).
Les ennuis ont commencé quand ma mère a voulu que je fasse de la danse classique –petit aparté : ami blogueur, tu ne t’es pas égaré, tu es bien sur le blog de Christophe et non, là c’est pas lui qui raconte – de la danse classique donc. J’avais 7 ans et je crois me rappeler, je suis quasi-sûre, que je pleurais et je hurlais que je ne voulais pas y aller, pendant qu’elle téléphonait pour prendre les renseignements à la mairie du 10è.
Ma môman rêvait de me voir petit rat à l’Opéra, moi j’voulais pô y alleeeeeeerrrrrrr !!! A 7 ans, on a peu, voire pas, d’autorité sur ses parents, j’ai donc fini en justaucorps rose, chaussée de rythmiques blancs, dans une saloperie de salle pleine de glaces et au parquet ciré, à me faire hurler dessus par une espèce de matrone, comme dans les films. C’était une semaine sur 2 et à la fin de l’année, soit je passais en classe supérieure, soit j’étais virée, devine !... Ouf !
Débile comme expérience, et vas-y que je t’appuie sur les épaules pour faire le grand écart, mais ça fait mal connasse !! Et puis j’avais pas envie, la musique d’accompagnement, toujours le même petit air, un truc de Mozart ou je ne sais quoi , était un cauchemar récurent. L’horreur. Dites vous bien en plus que j’alternais une semaine danse et l’autre dentiste (ça vaut une note aussi, un de ces jours je vous raconterai) , le pied total quand t’es môme. Mes jeudis puis mes mercredi n’ont JAMAIS été de repos.
Ensuite, devenue banlieusarde, dans les années 70, dans un lotissement tout neuf au cœur d’un village qui deviendra une ville, je ne fis aucune activité le mercredi à part le centre aéré , pendant 2 ans ou seuls les surveillants font du sport à courir après les gamins qui essaient de faire le mur.
Le club de judo s’est alors ouvert et mon père, fier d’en avoir fait quand il était petit, nous inscrivit alors mon frère et moi, et lui aussi d’ailleurs. Les 2 ptiots ceinture blanche et le popa qui reprenait direct à ceinture verte. Mal lui en a pris, au bout d’une semaine il s’est pété je ne sais plus quoi à fayotter à servir de cobaye de démonstration au prof.
Du coup là j’ai réalisé que c’était dangereux et que non tu m’agresses pas, tu tires pas sur mon pyjama et vlan ! Parterre ! J’ai appris à tomber sans me faire mal c’est déjà ça. Ça a duré une année pendant laquelle, même si j’ai gagné ma ceinture jaune, j’ai passé mon temps à éviter les confrontations (pas facile dans un sport de combat je le concède). Cela a renforcé ma peur de chahuter, eh non ami blogueur, je ne chahute jamais, sinon je me fais mal ou je te fais mal, donc j’évite.
Et puis les infrastructures se mettant en place, je me retrouvais au club basket, avec la prof du collège qui ne pouvait pas me piffrer donc elle ne me voyais jamais, ça a duré un an. Juste de quoi faire une phrase. De toutes façons je n’aime pas participer à des jeux collectifs c’est toujours super agressif. On me fait des coups en traitre, je tape en live et c’est moi qui suis virée. C’est pas juste.
Et puis il y a eu le tennis, nouveau club : 1 prof, 60 élèves en cours collectif en même temps sur 2 terrains de tennis, 2F de l’heure, soit 1F la balle puisqu’en une heure on devait en taper 2 chacun à peu près, passionnant… Si je loupais la balle je pouvais attendre la semaine d’après pour espérer en toucher une, un jour, peut-être… En attendant le gars il se faisait 120 balles pour 120 balles jouées en 1h à ne rien faire, rentable.
Enfin, la piscine a été construite, une merveille de piscine (en forme d’oursin vide sans les pointes, il y en a plein en région parisienne), qui s’ouvre en 2 quand il fait beau.
Et LE CLUB DE NATATION. Je passe sur l’équipement obligatoire qui venait droit du purgatoire : le maillot une pièce vert fluo qui rentre dans les fesses et le bonnet en plastique de la même couleur à enfiler coûte que coûte sur mes cheveux longs nattés relevés en chignon. Mais là quand même tant pis, peu importait finalement cette tenue ridicule, l’eau c’était mon truc.
Le prof était super cool ( il avait des Gaston Lagaffe peints sur sa deuch, le top de la classe ) , autoritaire mais pas trop. J’ai passé 2 ans à barboter 2 soirs par semaine au club et le dimanche matin en famille, à passer les tritons et mes dauphins, à vainement tenter d’apprendre la brasse papillon, manquant de me noyer au moins 12 fois. Dauphin-dos-brasse-crawl, allez 100m de chaque, dans une piscine de 25m ça en fait des allers-retours. Mais c’était chouette, mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, j’ai dû arrêter au moment d’aller au lycée car mes horaires étaient incompatibles.
Au lycée, j’avais des heures de perm à n’en plus finir je me suis inscrite au club d’athlétisme, je n’en garde pas un souvenir très marquant, je me rappelle avoir regretté mon inscription quand l’hiver est venu, puisque tout se passait dehors…
Après quand j’ai été grande et indépendante, j’ai tenté la salle de sport, mais la vision des Véronik et Davina en tutu fluo peuplant les dites salles m’a refroidie aussi sec, je ne peux pas faire l’andouille devant une glace sans me marrer alors imagine au milieu de 30 minettes en train de se dandiner… pliée de rire.
Donc j’ai fait muscu avec une copine, sauf que muscu dans une salle de muscu, ben, y’a des supers-femmes et des supers-hommes, et en plus ce jour là y’avait nous, ça faisait tache. Les supers-femmes font pas rêver parce que les muscles partout c’est moche-moche, les supers-hommes non plus parce que des muscles partout c’est moche-moche.
Pis les hommes des salles de muscu ils se matent entre-eux dans les glaces et se font des ptits signes et tout, pendant que toi tu te crèves la patate avec tes 15 kg de poids en fonte. T’en chie pour comprendre où faut les accrocher et t’en chie pour les soulever. Heureusement y’avait toujours un super-homme rigolard qui venait nous aider et nous conseiller ( la super-femme est snob) et après il retournait se regarder dans la glace et envoyer des ptits bisous à son copain à l’autre bout.
Après sur la route pour rentrer à la maison y’avait un Mcdo, comment tu veux arriver à quelquechose de potable hein ?
Le sport, on ne pourra pas dire que j’ai pas essayé.
Maazz est passée par là et elle ne va pas tarder à rentrer chez elle!
Merci Christophe de m'avoir accueillie chez toi c'était bien sympa !
18:30 Publié dans Squatamaazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie
14 septembre 2006
POST SCRIPTUM
Ah si ! le hamster bourgeonne et la plante a pris 100 g.
20:26 Publié dans Squatamaazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie
RIEN...DESOLEE !
J-1 demain soir je rends les clés.
Faut que j’assure jusqu’au bout et c’est pas fastoche parce que je n’ai pas récemment vécu d’aventures dignes d’être racontées.
Mais je fais de mon mieux, je cherche…
Vous vous en foutez de ce que je vais faire à manger ce soir, cela dit moi aussi, j’ai pas faim .
Et toc 6 lignes mine de rien. Bon sans rire, quoi ?
Ben ce soir rien.
20:20 Publié dans Squatamaazz | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : vive la vie
13 septembre 2006
CULTURE ET BITURE
19:45 Publié dans Squatamaazz | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : VIVE LA VIE
12 septembre 2006
SQUATTAGE LA SUITE
Tout le monde ne m’a pas trouvée …hé !hé ! Je continue, après avoir nourri les plantes et arrosé le hamster ;-)
Osmany lance un défi : chanter , s’enregistrer et publier sur son blog. Euh pas moi.
J’ai vécu quelques années avec un chanteur, ténor lyrique de son état, le père de ma fille, et j’ai littéralement bouffé de l’opéra 24h/24. L’opéra ça peut être plaisant quand tout néophyte qu’on est au départ, et plein de préjugés aussi, un esprit passionné vous explique longuement le souffle, le diaphragme, le chant de tête, la respiration, la tessiture, le timbre… qu’est ce qu’un ténor, un baryton, une soprano, une mezzo soprano, une basse… et j’en passe. Exemples à l’appui.
Reste à avaler 3 h de musique non stop, ponctuée de chants incompréhensibles au départ, parce que même les œuvres en français, je m’excuse, c’est pas très buvable, surtout quand on écoute en boucle les Toy Dolls et autres punkitudes rock’n’rollesques depuis des lustres.
Bref, j’ai aussi absorbé les œuvres au magnétoscope, avec pause toutes les 3 mn pour explication de texte, l’histoire, les personnages, le pourquoi du comment et la biographie des interprêtes. Pavarotti, Domingo, Carreras, les 3 ténors mytiques et tous les autres.
Indébiablement et sans mauvais jeu de mot diablesque, mon œuvre préférée fut et reste FAUST de Gounod. Ce diable magnifique qui emplit l’air de ce chant terrifiant, ce monologue extraordinaire , j’en ai la chair de poule. Et le duo des fleurs dans Lakme de Léo Delibes ? Et tant d’autres airs connus ou moins connus ? Même si je n’écoute plus d’opéra depuis quelques années, il m’arrive de zapper sur les radios qui diffusent du classique et je me laisse porter avec plaisir.
Un soir, il y a très longtemps, nous étions invités à l’anniversaire d’un ami de conservatoire, baryton de son état, et les invités étaient quasiment tous chanteurs ou musiciens, il y avait même des profs du conservatoire. Chacun avait préparé un morceau à interpréter devant tout le monde, y compris nous, mon compagnon voulant que je participe bien que je chante comme un pied, pas de voix, pas de rythme, pas d’oreille, rien.
Bref, nous voilà en train de préparer un duo, issu d’une opérette (plus rigolo que l’opéra, plus accessible aussi à chanter, même si l’opérette reste du grand art à part entière et demande autant de qualités que l’opéra) La Périchole ou les Brigands d’Offenbach, me rappelle plus . Quelquechose d’animé et de drôle.
Sauf que quand notre tour est arrivé, autant mon compagnon était très à l’aise, autant moi, j’ai sû ce qu’était le trac. THE TRAC, la boule dans la gorge, la grosse boule, celle qui fait qu’on ne sort plus un mot, plus un son, que l’air reste bloqué, qu’on a chaud, les mains moites… Devant un parterre de chanteurs compatissants j’ai MURMURE mon texte, alors que l’autre me donnait la réplique en chantant… j’étais génée !! Mais nous avons été applaudis quand même et ils ont tous eu un petit mot réconfortant pour moi, pauvre chose. Ils ont tous le trac, ça fait partie du jeu.
Alors quand je vois un artiste d’opéra ou non, remplir des salles de spectateurs impatients, quand il monte sur scène et qu’il commence, je sais contre quoi il se bat.
Alors quand on me demande de chanter, non, ça reste dedans, je ne peux pas, sauf sous ma douche ou dans ma voiture, toute seule.
M...z est passée par là.
20:24 Publié dans Squatamaazz | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : VIVE LA VIE



